Incendie en Libye: 5 réservoirs d'un terminal pétrolier touchés

L'incendie a débuté jeudi lorsqu'une roquette tirée par... (PHOTO REUTERS)

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L'incendie a débuté jeudi lorsqu'une roquette tirée par des miliciens de la coalition Fajr Libya (Aube de la Libye) s'est abattue sur al-Sedra, l'un des trois terminaux constituant la région du «Croissant pétrolier», dans l'est de la Libye.

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Agence France-Presse
BENGHAZI

L'incendie déclenché par des combats entre forces gouvernementales et miliciens islamistes dans l'un des plus importants terminaux pétroliers de Libye s'est propagé et cinq réservoirs sont désormais en feu, a rapporté samedi un responsable militaire.

«Le feu s'est propagé samedi et a atteint deux nouveaux réservoirs», a rapporté ce responsable, Ali Al-Hassi, porte-parole des gardes protégeant ces sites pétroliers qui avait fait part la veille de l'incendie des trois autres réservoirs du terminal d'al-Sedra, dans l'Est libyen.

L'incendie a débuté jeudi lorsqu'une roquette tirée par des miliciens de la coalition Fajr Libya (Aube de la Libye) s'est abattue sur al-Sedra, l'un des trois terminaux constituant la région du «Croissant pétrolier», dans l'est de la Libye.

Selon un responsable technique au sein de la compagnie pétrolière libyenne Waha, le terminal d'al-Sedra comprend au total 19 réservoirs.

Ces derniers disposent d'une capacité totale de stockage de 6,2 millions de barils, a précisé un autre responsable sous couvert de l'anonymat, ajoutant qu'environ 1,63 million de barils avaient déjà brûlé en raison de l'incendie.

La mission de l'ONU en Libye (UNSMIL) a condamné l'attaque de ces installations pétrolières affirmant dans un communiqué que «le pétrole libyen appartient à tous ses citoyens et constitue une ressource vitale» pour le pays.

«Outre son impact négatif sur l'économie, l'escalade de la violence dans le Croissant pétrolier sape les efforts menés pour organiser un dialogue politique», a ajouté l'UNSMIL alors que la Libye est dirigée par deux Parlements et deux gouvernements - l'un proche des milices islamistes et l'autre reconnu par la communauté internationale - qui se disputent le pouvoir.

Selon des experts, la production de brut dans le pays a baissé à près de 350 000 barils par jour, alors qu'elle atteignait 800 000 b/j avant le début le 13 décembre de l'offensive de Fajr Libya sur le «Croissant pétrolier».

Ali Al-Hassi a prévenu que les opérations menées par des gardes des installations pétrolières et des volontaires pourraient prendre plusieurs jours pour venir à bout de l'incendie à al-Sedra.

Le ministre de l'Intérieur du gouvernement reconnu par la communauté internationale a pour sa part demandé une aide étrangère, tandis que l'UNSMIL a réclamé «aux forces présentes sur le terrain de coopérer pour éteindre l'incendie».

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