Attaque chimique: Londres veut que l'ONU sanctionne la Syrie

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Des experts de l'ONU et de l'OIAC ont estimé que le régime de Damas était responsable de l'attaque chimique qui a tué plus de 80 personnes en avril.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse

Le Royaume-Uni a estimé vendredi que le Conseil de sécurité des Nations unies devait imposer des sanctions à la Syrie, dont le régime vient d'être désigné dans un rapport de l'ONU comme responsable de l'attaque au gaz sarin sur le village de Khan Cheikhoun.

Dans leur rapport très attendu publié jeudi, des experts de l'ONU et de l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) ont estimé que le régime de Damas était bien responsable de l'attaque qui a tué plus de 80 personnes en avril dans cette bourgade du nord-ouest de la Syrie.

Les éléments rassemblés vont dans le sens du «scénario le plus probable» selon lequel le sarin était contenu dans une bombe larguée d'un avion, affirme le rapport, «certain que le responsable de cette attaque sur Khan Cheikhoun est le régime syrien».

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient accusé les forces du président syrien Bachar al-Assad d'être responsables de cette attaque, mais Damas avait démenti toute implication.

«Une réponse internationale forte est désormais essentielle pour demander des comptes aux responsables de l'attaque de Khan Cheikhoun», a déclaré à des journalistes l'ambassadeur britannique à l'ONU, Matthew Rycroft.

«Il appartient maintenant au Conseil de sécurité d'agir en lien avec ces conclusions et de rendre justice», a-t-il ajouté, assurant que Londres était en pourparlers avec Washington sur un projet de résolution sanctionnant la Syrie.

Mais une telle mesure ferait probablement l'objet d'un veto de la Russie, alliée du président Assad.

Moscou, qui affirme que le sarin retrouvé à Khan Cheikhoun provient de l'explosion d'un obus au sol et non d'une attaque aérienne syrienne, a estimé vendredi que le rapport montrait «de nombreuses contradictions, des incohérences logiques, une utilisation de témoignages douteux et de preuves non confirmées».

Une position dénoncée par le département d'État vendredi.

«En tentant de saper» la crédibilité de ce rapport, «la Russie a démontré encore une fois qu'elle donnait la priorité à la protection de son allié, le régime d'Assad, plutôt qu'à arrêter cette utilisation monstrueuse d'armes chimiques», a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert.

«Les membres de la communauté internationale devraient répondre au mépris évident de la Syrie envers les normes et règles internationales en la condamnant et en exigeant des responsabilités», a-t-elle ajouté dans un communiqué.

L'ambassadrice des États-Unis aux Nations unies Nikki Haley avait estimé dès jeudi que «le Conseil de sécurité doit envoyer un message clair: aucun usage d'arme chimique ne sera toléré et il faut apporter un soutien total aux enquêteurs indépendants».

La France a vu dans le rapport des experts une «confirmation des graves violations du régime syrien».

«L'impunité n'est pas acceptable. La France continue d'agir avec ses partenaires, à New York et à La Haye, pour tirer les conclusions opérationnelles du rapport et déterminer la meilleure façon de sanctionner les responsables de ces attaques», a ajouté le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.




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