Syrie: les rebelles gèlent toute discussion en vue des pourparlers de paix

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Selon cette photo fournie par le service de presse du ministère de la Défense russe, des ingénieurs militaires de la Russie se rendent à Alep.

Service de presse du ministère de la Défense russe via AP

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
BEYROUTH

Une dizaine de groupes rebelles en Syrie ont annoncé lundi qu'ils suspendaient toute discussion liée aux pourparlers de paix prévus à Astana, en réponse aux « violations » par le régime de la trêve en vigueur depuis quatre jours.

« Ces violations se poursuivant, les factions rebelles annoncent (...) le gel de toute discussion liée aux négociations d'Astana », ont-ils indiqué dans un communiqué.

Ils faisaient référence aux pourparlers de paix que doivent parrainer fin janvier au Kazakhstan la Russie, alliée du régime de Damas, et la Turquie, soutien de la rébellion.

Les insurgés affirment avoir « respecté le cessez-le-feu dans l'ensemble du territoire syrien (...) mais le régime et ses alliés n'ont cessé d'ouvrir le feu et ont mené d'importantes et fréquentes violations notamment dans les régions (rebelles) de Wadi Barada et la Ghouta orientale », toutes deux situées dans la province de Damas.

« En dépit des demandes répétées faites à la partie garante du régime (la Russie, NDLR), ces violations se poursuivent, menaçant la vie de centaines de milliers de personnes », a dénoncé le communiqué.

Depuis deux semaines, soit avant même l'instauration de la trêve globale par Ankara et Moscou en prélude aux pourparlers d'Astana, l'armée de l'air syrienne bombarde presque quotidiennement Wadi Barada, à 15 km de Damas.

Le régime de Bachar al-Assad veut capturer cette région où se trouvent les principales sources d'approvisionnement en eau potable pour les quatre millions d'habitants de la capitale et ses environs.

Lundi, l'armée et le Hezbollah libanais ont avancé aux abords d'Aïn al-Fijé, une des principales sources, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

« Toute (avancée) sur le terrain va à l'encontre de l'accord (de trêve) et si les choses ne reviennent pas comme avant, l'accord sera considéré nul et non avenu », ont encore prévenu les rebelles.

Parmi les signataires du communiqué figurent les groupes rebelles islamistes Jaich al-islam et Faylaq al-Rahmane, influents à Damas, de même que le groupe Sultan Mourad, appuyé par la Turquie, et Jaich al-Ezza, actif dans la province d'Hama (centre).

En vigueur depuis jeudi à minuit, la cessation des hostilités -- la énième depuis le début de la guerre il y a près de six ans -- doit ouvrir la voie à des négociations de paix fin janvier à Astana au Kazakhstan, sous l'égide de Moscou et de Téhéran et d'Ankara, soutien des rebelles.




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