Des centaines d'enfants malades ou blessés à Alep-Est

Un garçon, qui a fui avec sa famille... (photo Youssef Karwashan, archives AFP)

Agrandir

Un garçon, qui a fui avec sa famille une zone rebelle d'Alep-Est, tient un sandwich dans ses mains, dans un refuge de Jibrin, autre quartier de la partie orientale de la deuxième ville syrienne, le 1er décembre. Selon l'ONU, entre 100 et 500 enfants nécessitent une évacuation médicale à Alep-Est.

photo Youssef Karwashan, archives AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Crise dans le monde arabe

International

Crise dans le monde arabe

Consultez notre dossier complet sur les tumultes, conflits et guerres qui ont suivi le «Printemps arabe». »

Agence France-Presse
GENÈVE et BEYROUTH

L'ONU a renouvelé jeudi son appel à un cessez-le-feu immédiat dans la ville syrienne d'Alep, où plusieurs centaines d'enfants malades ou blessés attendent d'être évacués de la zone des combats.

« Il faut qu'il y ait une trêve », a réclamé Jan Egeland, chef du groupe de travail sur l'aide humanitaire en Syrie, lors d'une conférence de presse à Genève.

« Actuellement, ceux qui (...) essayent de s'enfuir sont pris dans des échanges de tirs, dans des bombardements et risquent d'être la cible de tireurs isolés », a-t-il dit, soulignant que « plusieurs centaines d'enfants, malades et blessés (...) doivent sortir » des quartiers Est d'Alep, contrôlés par l'opposition, mais encerclés par l'armée fidèle au régime de Damas.

Lors d'une réunion jeudi à Genève, le groupe de travail a été informé qu'entre 100 et 500 enfants avaient été identifiés comme nécessitant une évacuation médicale, a-t-il précisé.

Les Russes, soutiens de Damas, et les Américains, qui appuient de leur côté l'opposition au président syrien Bachar al-Assad, n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur une issue à Alep.

Les forces du régime syrien, appuyées par des combattants étrangers, s'attaquaient jeudi aux derniers quartiers tenus par les rebelles. La conquête de la deuxième ville de Syrie représenterait « un tournant dans la guerre » selon le président Assad.

M. Egeland a indiqué que le gouvernement syrien avait pour la première fois autorisé l'ONU à pénétrer dans la partie assiégée d'Alep. Toutefois, il a jugé qu'une telle opération était impossible sans une cessation des hostilités.

Il a ajouté que le personnel humanitaire basé à Alep-Ouest, contrôlé par le régime, avait de la nourriture pour 150 000 personnes.



Dans un communiqué, ces Casques blancs, qui figuraient... (photo Mohamed al-Bakour, archives AFP) - image 3.0

Agrandir

Dans un communiqué, ces Casques blancs, qui figuraient parmi les possibles lauréats pour le prix Nobel de la paix, ont estimé qu'il restait à leurs volontaires « moins de 48 heures », avant que les forces gouvernementales ne parviennent dans le reste des secteurs rebelles dans la partie orientale d'Alep, dans le Nord syrien.

photo Mohamed al-Bakour, archives AFP

Cri d'alarme des Casques blancs

Les Casques blancs, les secouristes opérant dans les secteurs rebelles à Alep-Est, ont appelé jeudi les organisations internationales à les protéger en leur assurant un passage sûr, face à l'avancée rapide des forces du régime syrien.

Dans un communiqué, ces Casques blancs, qui figuraient parmi les possibles lauréats pour le prix Nobel de la paix, ont estimé qu'il restait à leurs volontaires « moins de 48 heures », avant que les forces gouvernementales ne parviennent dans le reste des secteurs rebelles dans la partie orientale d'Alep, dans le Nord syrien.

« S'ils ne sont pas évacués, nos volontaires risquent la torture ou l'exécution dans les centres de détention du régime », ont-ils ajouté en s'adressant au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à l'ONU et au Conseil de sécurité.

Ils ont appelé à ce qu'un « passage sûr » soit assuré « d'urgence aux secouristes, à leurs familles et à d'autres humanitaires » restés dans les quartiers rebelles.

Les forces du régime se sont emparées de 85 % des quartiers rebelles depuis le début de leur offensive le 15 novembre, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

« Nous avons de bonnes raisons de craindre pour nos vies », a poursuivi l'organisation, en soulignant que le régime et ses alliés avaient « à tort soutenu maintes fois que nos secouristes sans armes et impartiaux étaient affiliés à des groupes extrémistes ».

Elle a dit redouter que les secouristes ne soient « traités comme des terroristes. Nous rendons le CICR, l'ONU et le Conseil de sécurité responsables de leurs vies ».

Les Casques blancs opèrent dans les zones rebelles dans le pays en guerre. Forts de 3000 bénévoles, ils risquent leur vie pour sauver les nombreux civils victimes des frappes et des combats.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer