John Kerry en quête de solutions pour arracher un cessez-le-feu en Syrie

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Dave Clark
Agence France-Presse
Londres

Le secrétaire d'État américain John Kerry cherche de nouvelles solutions pour, enfin, obtenir un cessez-le-feu en Syrie, mais le temps est compté pour la population assiégée d'Alep et l'administration d'un président Barack Obama en fin de mandat.

Après avoir passé le week-end à mener des discussions internationales sur la Syrie, le chef de la diplomatie américaine continue d'appeler inlassablement à un cessez-le-feu pour ce pays en guerre civile depuis plus de cinq ans et demi où plus de 300 000 personnes sont mortes.

Mais, après avoir échoué à convaincre la Russie de travailler avec les États-Unis à cette cessation des combats, il n'a pas caché sa volonté de voir d'autres pays jouer un rôle plus important dans ces négociations.

Samedi à Lausanne, les pays voisins de la Syrie, la moitié soutenant le régime de Damas et l'autre la rébellion syrienne, ont été réunis autour d'une table pour apporter des suggestions. L'idée de séparer les extrémistes liés à Al-Qaïda des groupes rebelles modérés a été avancée.

Puis dimanche à Londres, les alliés européens et du Golfe des États-Unis ont également été invités à fournir des idées nouvelles. Kerry a évoqué l'idée de faire pression sur le président russe Vladimir Poutine pour tenter de lui faire comprendre que les intérêts russes bénéficieraient d'un cessez-le-feu.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson et John Kerry ont minimisé les risques de voir une intervention armée sur le terrain, mais ils ont tous deux affirmé que de nouvelles sanctions étaient possibles, Boris Johnson évoquant également de possibles poursuites pour crimes de guerre.

«Les auteurs de ces crimes vont finir par être rattrapés par ces actes. Et ils devraient y penser dès maintenant», a mis en garde Boris Johnson.

Lundi, la chef de la diplomatie de l'Union européenne (UE) Federica Mogherini a déclaré à Luxembourg où sont réunis les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'UE, que ceux-ci n'envisageaient pas de sanctions contre la Russie.

«Notre travail est d'explorer toutes les possibilités. C'est ce que nous essayons de faire», a déclaré John Kerry, expliquant que les capitales du monde étaient en plein «brainstorming» sans cacher sa frustration de devoir chercher, une nouvelle fois, un plan que Moscou et Damas seraient susceptibles d'accepter.

Appel à la «miséricorde» des Russes

«Je n'ai pas vu d'envie marquée en Europe de partir en guerre. Je ne vois pas les Parlements des pays européens prêts à déclarer la guerre», a ajouté l'Américain.

À Washington, le président Obama n'a pas non plus caché ses réticences à lancer, pendant les dernières semaines de son mandat, les forces armées américaines dans une bataille pour déstabiliser Bachar al-Assad.

Une conversation secrètement enregistrée et rendue publique le mois dernier a révélé que John Kerry avait appelé à des frappes aériennes américaines contre le régime d'Assad pour donner plus de poids à ses efforts diplomatiques. Une proposition rejetée par Barack Obama.

«Nous poursuivons la diplomatie parce que c'est l'outil dont nous disposons et nous essayons de trouver un moyen d'avancer dans ces circonstances», a déclaré dimanche John Kerry.

Mais la Russie n'a pas plus caché sa détermination à soutenir Bachar al-Assad en bombardant les quartiers rebelles de l'est d'Alep.

Quelque 250 000 civils et, selon Boris Johnson, entre 10 000 et 11 000 combattants rebelles subissent quotidiennement d'intenses bombardements dans les quartiers est d'Alep, dans le nord du pays. Au cours des dernières 24 heures, 45 civils ont été tués dans les raids aériens sur la ville martyre, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Tout en saluant les efforts de John Kerry pour convaincre les Russes et les Iraniens de cesser les bombardements, Boris Johnson a admis que «c'est vraiment à eux maintenant d'écouter et de montrer de la miséricorde».

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