Syrie: frappes russes contre des rebelles soutenus par Washington

La Russie et les États-Unis ne se coordonnent... (ARCHIVES AP)

Agrandir

La Russie et les États-Unis ne se coordonnent pas sur le plan militaire, mais ils échangent en principe quotidiennement des informations sur les déplacements de leurs avions de combat pour éviter tout incident entre eux. Sur la photo, un bombardier Soukhoï Su-24 russe.

ARCHIVES AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Crise dans le monde arabe

International

Crise dans le monde arabe

Consultez notre dossier complet sur les tumultes, conflits et guerres qui ont suivi le «Printemps arabe». »

Agence France-Presse
Washington

Des avions russes ont mené une «série de frappes» dans le sud de la Syrie contre des rebelles qui avaient reçu pour certains un soutien américain, a indiqué jeudi un responsable de la Défense américain.

Ces bombardements qui ont eu lieu près du poste frontière d'Al-Tanaf entre la Syrie et l'Irak «soulèvent des sérieuses inquiétudes sur les intentions russes» en Syrie, a déclaré le responsable sous couvert de l'anonymat.

Le responsable n'a pas fourni d'indication sur le nombre de combattants touchés par les frappes, ni sur leur sort.

«Il y a des victimes», s'est-il borné à déclarer.

Il n'a pas indiqué non plus à quel groupe syrien les combattants se rattachaient.

Les militaires américains avaient lancé début 2015 un programme de 500 millions de dollars destiné à former et équiper des combattants syriens désireux de se battre contre le groupe État islamique (EI).

Cet effort, réformé à l'automne dernier après un démarrage calamiteux, concerne surtout aujourd'hui des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui se battent en ce moment dans le nord de la Syrie, et qui sont assistés sur le terrain par des forces spéciales américaines.

Mais d'autres combattants ont été aidés dans le sud du pays se rattachant à l'Armée syrienne libre (ASL), selon les rares informations fournies par le Pentagone.

Le bombardement par les Russes d'alliés du Pentagone risque de compliquer encore un peu plus les relations entre Moscou et Washington sur le dossier syrien.

La Russie et les États-Unis sont les parrains d'un processus diplomatique et politique pour la Syrie, processus toutefois au point mort, après plus de cinq années de guerre qui ont fait 280 000 morts et des millions de réfugiés.

Les États-Unis reprochent à la Russie de chercher avant tout à consolider le régime de Bachar al-Assad, et de continuer à attaquer l'opposition modérée.

«Les Russes ont renforcé les forces du régime, et sont impliqués en ce moment même dans des frappes contre l'opposition», a déploré jeudi matin le directeur de la CIA John Brennan.

«Je suis déçu que les Russes n'aient pas joué un rôle plus constructif pour utiliser leur influence en Syrie» pour amener le régime et l'armée «sur la voie des négociations» avec l'opposition modérée, a-t-il ajouté.

Les deux pays ne se coordonnent pas sur le plan militaire, mais ils échangent en principe quotidiennement des informations sur les déplacements de leurs avions de combat pour éviter tout incident entre eux.

Le responsable américain de la Défense a précisé que «les avions russes n'avaient pas été actifs» dans la région d'Al-Tanaf «depuis un certain temps».

«Il n'y avait pas de forces terrestres russes ou du régime syrien dans les alentours», a-t-il également souligné.

La Russie avait annoncé une trêve des combats jeudi dans Alep, la grande ville du nord meurtrie dans les combats, mais les combats ont très vite repris dans la journée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer