«Beaucoup» de Syriens risquent de mourir de faim

Un jeune Syrien transporte un sac d'aide alimentaire... (PHOTO AMER ALMOHIBANY, ARCHIVES AFP)

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Un jeune Syrien transporte un sac d'aide alimentaire fourni par l'organisme onusien Programme alimentaire mondial (PAM), dans la région de la Ghouta orientale, en banlieue de Damas, le 1er mars.

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Crise dans le monde arabe

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Crise dans le monde arabe

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Agence France-Presse
GENÈVE

De nombreux civils risquent de mourir de faim en Syrie si l'aide humanitaire ne parvient pas rapidement dans plusieurs localités, a averti jeudi l'envoyé spécial de l'ONU Staffan de Mistura.

«Il y a beaucoup de civils actuellement qui risquent de mourir de faim et ce sont tous des civils syriens», a déclaré aux médias M. de Mistura, citant notamment les localités de Daraya et Mouadamiya (près de Damas et assiégées par les forces du gouvernement) et celles de Kefraya et Foua (assiégées par les forces de l'opposition).

«Il y a des rapports crédibles que dans la région de Mouadamiya les enfants commencent à souffrir de malnutrition sévère», a-t-il ajouté, à l'issue d'une réunion à Genève du Groupe de travail sur l'accès humanitaire en Syrie.

De son côté, Jan Egeland, qui dirige le Groupe de travail sur l'accès humanitaire, a expliqué que le mois de mai n'avait permis de distribuer que très peu d'aide humanitaire.

Sur le million de personnes à qui les Nations unies espéraient apporter de l'assistance en mai par voie terrestre, «seulement 160 000 ont pu être» atteints, a déploré M. Egeland.

«Même dans des endroits où nous avions l'accord du gouvernement nous avons rencontré d'infinis problèmes pour rejoindre les lieux et dans d'autres endroits où nous avions un accord sous conditions comme à Daraya et Douma (fief rebelle assiégé, NDLR) nous n'avons pas pu atteindre du tout les gens», a-t-il poursuivi.

L'ONU n'a pas non plus été en mesure de venir en aide aux gens d'Al-Waer, quartier rebelle de la ville de Homs (centre).

Selon M. Egeland, «la situation est horriblement critique» à Madaya (localité assiégée par le régime), Mouadamiya et Al-Waer. «Les enfants sont si mal nourris qu'ils vont mourir si nous ne parvenons pas à les atteindre», a-t-il affirmé.

PLUS DE 280 000 MORTS

La guerre en Syrie a fait plus de 280 000 morts, a indiqué jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), donnant un nouveau bilan d'un conflit dévastateur qui perdure depuis cinq ans.Le nombre de morts a atteint 282 283 dont 81 436 civils parmi lesquels figurent 14 040 enfants et 9106 femmes, selon l'OSDH.

Selon le même bilan, 48 568 combattants rebelles non djihadistes ont été tués, ainsi que 47 095 djihadistes, dont des étrangers.

Les forces du régime ont perdu 101 662 hommes, dont 56 609 soldats.

Parmi les personnes tuées, 3522 n'ont pas été identifiées, selon l'OSDH, une organisation basée en Grande-Bretagne qui dispose d'un large réseau d'informateurs à travers la Syrie.

Il s'agit du premier bilan donné depuis l'entrée en vigueur le 27 février d'une trêve partielle entre le gouvernement et les groupes rebelles non djihadistes.

Selon l'OSDH, les violences ont depuis considérablement diminué ainsi que les bilans quotidiens des pertes humaines.

Des combats ont néanmoins éclaté dans des secteurs concernés par la trêve.

Le dernier bilan de l'OSDH, publié le 23 février, faisait état de 271 138 morts.

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