Le Kremlin dément que l'aviation russe ait bombardé des hôpitaux en Syrie

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MSF a annoncé de son côté que sept personnes au moins avaient été tuées et que huit autres étaient portées disparues à la suite du tir contre l'hôpital syrien qu'il soutient dans la région de Maaret al-Noomane, à 280 km au nord de Damas.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
Moscou

Le Kremlin a «démenti catégoriquement» mardi les accusations de bombardements par l'aviation russe d'hôpitaux dans le nord de la Syrie qui ont fait près de 50 morts.

«Encore une fois, nous démentons catégoriquement de telles allégations d'autant plus que ceux qui font de telles déclarations ne parviennent jamais à les prouver», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, au lendemain de bombardements meurtriers ayant touché deux écoles et cinq hôpitaux, dont deux soutenus par Médecins sans frontières (MSF).

Selon M. Peskov, il faut «remonter à la source originale et pour nous dans ce cas, la source première d'informations sont les représentants officiels syriens».

Ceux-ci «ont fait un certain nombre de déclarations aujourd'hui sur ce sujet, où ils ont réitéré leurs positions sur qui pourrait être derrière ces bombardements», a-t-il déclaré.

L'ambassadeur syrien à Moscou avait accusé lundi soir l'aviation américaine d'avoir «détruit» un hôpital soutenu par MSF dans la région d'Idleb, assurant que «les renseignements recueillis» montraient que «l'aviation russe n'a rien à voir avec tout ça».

Lundi, près de 50 civils, dont des enfants, ont été tués par des tirs de missiles, selon l'ONU, à Idleb et Alep, des frappes attribuées par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) à la Russie.

MSF a annoncé de son côté que sept personnes au moins avaient été tuées et que huit autres étaient portées disparues à la suite du tir contre l'hôpital qu'il soutient dans la région de Maaret al-Noomane, à 280 km au nord de Damas.

Ces attaques ont été fermement condamnées par l'ONU, l'Union européenne (UE), la France et les États-Unis. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a tonné contre «des violations flagrantes du droit international», sans attribuer la responsabilité des tirs de missiles.

La Turquie a pour sa part dénoncé mardi les bombardements «barbares» et «lâches» de l'aviation russe et accusé Moscou de «ne faire aucune distinction entre les civils, les enfants et les militaires».

Il s'agit d'une «campagne d'information agressive contre la Russie, menée dans les principaux médias internationaux», a dénoncé auprès des agences de presse russes le porte-parole du ministère de la Défense, le général Igor Konachenkov en déplacement à Lattaquié, dans le nord-ouest en Syrie.

L'armée russe a frappé en Syrie 1593 cibles «terroristes» au cours des six derniers jours, dont certaines à Alep, a-t-il également annoncé.

«Du 10 au 16 février, l'aviation russe a effectué en Syrie 444 sorties aériennes au cours desquelles elle a mené des frappes sur 1593 cibles terroristes dans les provinces d'Alep, Deir Ezzor (est), Deraa (sud), Homs (centre), Hama (centre), Lattaquié (nord-ouest) et aussi d'Alep», a précisé M. Konachenkov.

Selon le porte-parole, l'armée russe a aidé l'armée syrienne «à libérer plus de 800 kilomètres carrés et 73 localités des mains des terroristes», dont «100 km carrés et sept localités» au cours des dernières 24 heures dans le nord et le nord-ouest de la Syrie.

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