Au moins 50 soldats syriens tués dans une embuscade

Au moins 50 soldats syriens ont été tués.... (PHOTO GEORGE OURFALIAN, ARCHIVES REUTERS)

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Au moins 50 soldats syriens ont été tués.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
BEYROUTH, Liban

Les djihadistes ultra-radicaux de l'État islamique (EI) ont tué vendredi au moins 50 soldats de l'armée syrienne tombés dans un guet-apens qu'ils leur avaient tendu à Raqa, leur bastion dans le nord du pays, a affirmé une ONG.

Les combats d'une ampleur inégalée entre l'armée et ces djihadistes sunnites sont un des multiples fronts de la guerre qui ravage la Syrie depuis trois ans, faisant plus de 170 000 morts et contraint neuf millions de personnes à la fuite.

Dans la région septentrionale de Raqa, bastion de l'EI, quelques centaines de soldats se retiraient de la vaste base de la Division-17, située au nord de la ville éponyme, lorsqu'ils ont été attaqués par les djihadistes.

«Au moins 50 soldats sont tombés dans l'embuscade, certains ont été tués dans des affrontements, mais la plupart ont été décapités. Le sort des autres est inconnu», a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Soldats décapités

Dans la province de Raqa, la base de la Division-17 est une des trois positions encore tenues par le régime, avec celle du Régiment-93, au nord de la ville et l'aéroport de Tabqa, plus à l'ouest.

Des sympathisants de l'EI ont fait état de leur côté de 75 soldats exécutés par les djihadistes. «Grâce à Dieu, 75 fuyards de la Division-17 ont été capturés et décapités à Abou Chareb», a tweeté l'un d'eux.

En revanche, les médias du régime gardaient un mutisme total.

Vendredi soir, l'armée s'est totalement retirée de la base de la Division-17, indique l'OSDH, sans plus de précisions.

Il s'agit de la première confrontation de cette ampleur entre l'EI et le régime, les djihadistes souhaitant, selon l'OSDH, «nettoyer» les territoires qu'ils contrôlent de la présence de l'armée pour étendre leur hégémonie.

Alors qu'auparavant le régime et l'EI s'évitaient, les combats, qui ont commencé jeudi ont fait au total 69 morts du côté du régime, dont les 50 soldats, et 28 dans les rangs djihadistes, selon l'OSDH.

Par ailleurs, dans la région d'Idleb (nord-ouest), bastion de la rébellion qui lutte contre le régime, un tribunal religieux a condamné à mort deux hommes accusés d'avoir perpétré plusieurs attentats à la voiture piégée contre deux points de passage avec la Turquie à Bab al-Hawa et Bab al-Salam ainsi qu'une mosquée à Binish.

Ces deux points de passage sont entre les mains de la rébellion.

Selon ce «tribunal» dirigé par le Front islamique, principale composante de la rébellion qui lutte à la fois contre l'armée et l'État islamique, «les deux hommes ont reconnu avoir agi pour le compte du régime». Une vidéo diffusée par l'OSDH montre deux hommes en train d'être exécutés par balle devant une foule.

Sécheresse

Outre la guerre qui a laissé le pays exsangue, la sécheresse guette le pays. Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge s'est dit inquiet de la pénurie d'eau en Syrie qui pourrait peser lourdement sur les récoltes et toucher durement les déplacés.

Le niveau de l'eau est faible et les installations d'approvisionnement et d'assainissement ont été endommagées, a expliqué vendredi l'organisation humanitaire dans un communiqué.

«Le Croissant-Rouge arabe syrien et ses partenaires au sein du Mouvement s'inquiètent de plus en plus des conséquences humanitaires de la sécheresse actuelle», a déclaré le Dr. Attar, président du Croissant-Rouge arabe syrien.

La quantité de pluie limitée durant l'hiver et les températures estivales élevées se sont fait ressentir sur l'agriculture, nuisant à la sécurité alimentaire dans la plupart des gouvernorats.

Et dans un pays où la moitié de la population souffre de la faim selon l'ONU, un premier convoi d'aide humanitaire est passé en Syrie depuis la Turquie, ont annoncé les Nations unies.

Les neuf camions transportent des vivres, du matériel sanitaire ainsi que des équipements pour purifier l'eau et construire des abris, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies.

Il s'agit de la première application d'une résolution adoptée le 14 juillet par le Conseil de sécurité de l'ONU autorisant les passages transfrontaliers de convois humanitaires venant de Turquie, Jordanie et Irak sans l'accord préalable du gouvernement syrien.

L'ONU évalue à 10,8 millions le nombre de Syriens ayant besoin de secours.




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