Syrie: le Hezbollah promet la victoire contre les «extrémistes»

Les fiefs du Hezbollah au Liban ont été... (PHOTO RAMI BLEIBEL.REUTERS)

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Les fiefs du Hezbollah au Liban ont été visés par plusieurs attentats meurtriers revendiqués par des groupes jihadistes qui disent riposter à l'implication du parti chiite en Syrie. Sur la photo, une explosion qui a eu lieu à Hermel, le 2 février.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
BEYROUTH

Le chef du Hezbollah chiite libanais, Hassan Nasrallah, dont le parti combat les rebelles en Syrie voisine aux côtés du régime de Bachar al-Assad, a promis à ses partisans la «victoire» face aux groupes «extrémistes».

«Nous allons remporter cette bataille, si Dieu le veut», a lancé Hassan Nasrallah dans un discours retransmis en direct par la chaîne Al-Manar, organe de son parti.

«C'est une question de temps», a-t-il précisé.

Il réaffirmé que, face aux groupes jihadistes comme l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) ou comme le Front Al-Nosra, qui combattent en Syrie, «c'est une bataille décisive, historique (...) et son horizon, c'est la victoire».

En avril 2013, le parti chiite libanais a publiquement reconnu envoyer des combattants aider l'armée syrienne, un engagement qui divise profondément le Liban et qui a provoqué l'ire des rebelles syriens, en majorité des sunnites.

Le parti affirme défendre le Liban de la menace «extrémiste», tandis que ses détracteurs l'accusent d'entraîner le pays dans le bourbier syrien.

Les fiefs du Hezbollah au Liban ont été visés par plusieurs attentats meurtriers revendiqués par des groupes jihadistes qui disent riposter à l'implication du parti chiite en Syrie.

Hassan Nasrallah a justifié à nouveau la décision «juste» de combattre en Syrie.

«Si ces groupes armés contrôlaient la Syrie, qu'en serait-il de l'avenir du Liban?», a-t-il demandé, affirmant que ces groupes menaçaient l'ensemble des communautés religieuses dans les deux pays.

«Où sont vos évêques? Où sont vos religieuses? Où sont les statues de la Vierge?», a-t-il demandé, en référence à deux évêques syriens et aux religieuses de Maaloula enlevés en Syrie, ainsi qu'à des atteintes à des églises par des extrémistes.

«C'est un danger qui menace tous les Libanais (...) S'ils (les jihadistes) s'emparent des régions frontalières (entre la Syrie et le Liban), leur objectif sera de transformer le Liban en une partie de leur État islamique», a poursuivi le chef du Hezbollah.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 275 combattants du Hezbollah ont été tués depuis l'engagement du parti dans la guerre en Syrie.

Aux côtés de l'armée syrienne, le Hezbollah concentre son action depuis plusieurs semaines sur la région de Qalamoun, frontalière de l'est du Liban, un bastion du parti.

Cette semaine, les opérations contre les rebelles se sont intensifiées dans la petite ville de Yabroud, principal fief des insurgés dans Qalamoun d'où, selon le Hezbollah mais aussi l'armée libanaise, des voitures piégées sont parties pour exploser dans des bastions du parti au Liban.

Hassan Nasrallah a appelé les pays arabes, faisant allusion notamment à l'Arabie saoudite, principal parrain des rebelles de Syrie et accusée par Damas de financer la rébellion, à «arrêter la guerre contre la Syrie».

«Si vous voulez (...) empêcher que cette région n'aille vers une dissension qui se prolongera pendant des décennies, arrêtez la guerre contre la Syrie, retirez les combattants, permettez aux Syriens de se réconcilier (...) à ce moment là bien sûr nous ne resterons pas en Syrie», a-t-il dit.

Sur un autre plan, M. Nasrallah a promis que son parti travaillerait avec «un esprit positif» avec le nouveau gouvernement libanais, formé samedi après un blocage de 10 mois, et auquel il participe pour la première fois depuis trois ans aux côtés de son rival, le camp hostile au régime syrien.

«C'est un gouvernement d'intérêt national, pas un gouvernement d'union», a-t-il toutefois précisé.

Les deux camps rivaux doivent à partir de la semaine prochaine commencer à discuter de la politique du gouvernement, une tâche qui s'annonce ardue tellement les positions sont opposées notamment concernant le conflit syrien.




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