Al-Qaïda désavoue l'EIIL

L'EIIL est régulièrement accusé, notamment par l'opposition syrienne,... (PHOTO ARCHIVES AP)

Agrandir

L'EIIL est régulièrement accusé, notamment par l'opposition syrienne, d'une série d'exactions, dont des enlèvements et meurtres de civils et de rebelles rivaux. Ci-dessus, des éléments de l'EIIL paradent à Raqqa, à une date non précisée.

PHOTO ARCHIVES AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Syrie
Syrie

Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
Dubaï, Émirats arabes unis

Le commandement d'Al-Qaïda a désavoué l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), groupe djihadiste opérant en Syrie et accusé par l'opposition de faire le jeu du régime de Bachar Al-Assad, affirmant qu'il ne faisait pas partie du réseau.

L'EIIL «n'est pas une branche d'Al-Qaïda, n'a aucun lien organisationnel» avec le réseau, qui «n'est pas responsable de ses actions», a affirmé un communiqué du commandement général du réseau fondé par Oussama ben Laden, mis en ligne dimanche sur les sites djihadistes.

Il souligne qu'Al-Qaïda «n'avait pas été informée de la création de l'EIIL», un groupe djihadiste multinational dont la majorité des commandants sont étrangers et ont fait leurs armes en Irak, en Tchétchénie, en Afghanistan et sur d'autres fronts.

En novembre, le chef d'Al-Qaïda Ayman Zawahiri avait déjà affirmé que le Front al-Nosra était désormais la seule branche du réseau en Syrie, désavouant ainsi l'EIIL.

Plusieurs coalitions de rebelles syriens, excédés par les exactions attribuées aux djihadistes de l'EIIL et par la volonté d'hégémonie de ce groupe, ont retourné leurs armes début janvier contre ce groupe lié à Al-Qaïda, dans les zones contrôlées par la rébellion dans le nord de la Syrie.

Les féroces combats entre les rebelles et l'EIIL ont fait depuis plus de 1400 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

L'EIIL est régulièrement accusé, notamment par l'opposition, d'une série d'exactions, dont des enlèvements et meurtres de civils et de rebelles rivaux.

La Coalition nationale de l'opposition syrienne l'accuse également de faire le jeu du régime du président Bachar Al-Assad.

L'OSDH a rapporté dimanche qu'au moins seize rebelles islamistes ont été tués dans le nord de la Syrie dans un double attentat à la bombe commis par l'EIIL.

Dans une critique des actions de l'EIIL, le commandement général d'Al-Qaïda souligne que les groupes djihadistes «doivent régler leurs problèmes entre eux et non à travers les médias».

Il déplore les combats fratricides et appelle à un «arrêt immédiat des combats» entre les groupes djihadistes.

Le communiqué ajoute qu'Al-Qaïda ne doit pas être responsable d'actions portant préjudice «aux moudjahidin, aux musulmans ou aux non-musulmans».

L'EIIL est une émanation de l'État islamique en Irak (ISI), un groupe armé djihadiste dirigé par Abou Bakr al-Bagdadi, qui a envoyé des membres en Syrie mi-2011 pour fonder le Front al-Nosra.

En avril 2013, Bagdadi a annoncé que l'ISI et Al-Nosra fusionneraient pour devenir l'État islamique en Irak et au Levant. Mais Al-Nosra a refusé d'adhérer à cette nouvelle entité.

L'EIIL n'a jamais fait allégeance à Ayman al-Zawahiri qui a désigné Al-Nosra comme la branche officielle d'Al-Qaïda en Syrie.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer