Où en est l'Égypte?

L'ex-président égyptien Hosni Moubarak.... (Photo Reuters)

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L'ex-président égyptien Hosni Moubarak.

Photo Reuters

Où en est l'Égypte, quelque deux mois après la chute du leader Hosni Moubarak?

Le dictateur

Après sa chute, le 11 février, Hosni Moubarak s'est cloîtré dans sa villa de Charm el-Cheikh. Il est sorti pour la première fois de son silence cette semaine, pour menacer ceux qui ternissent sa réputation. Faisant l'objet d'une enquête, il a été hospitalisé après un premier interrogatoire. Ses deux fils viennent d'être arrêtés pour 15 jours d'interrogatoires. Dans la ligne mire des enquêteurs: la répression violente des manifestations de janvier et la corruption.

La révolution

Elle est inachevée. Après la chute du dictateur, le Conseil militaire suprême a pris les rênes de l'État, en attendant les élections prévues pour septembre. Des changements constitutionnels provisoires ont été soumis à un référendum le 19 mars. Même si la plupart des leaders du soulèvement s'opposaient à ces changements, ceux-ci ont été approuvés par 77% des électeurs. Actuellement, le pays bouillonne et des dizaines de partis politiques sont en formation. Mais la loi d'urgence est toujours en vigueur et plusieurs craignent que l'ancien régime n'ait pas encore dit son dernier mot.

L'armée

Son rôle est de plus en plus critiqué. On lui reproche son manque de transparence, le recours trop fréquent aux tribunaux militaires et la répression violente d'une manifestation qui a fait au moins un mort et des dizaines de blessés, samedi dernier. Pour couronner le tout, un blogueur vient d'être condamné à trois ans de prison pour avoir insulté l'armée.

Les islamistes

Les Frères musulmans, qui étaient tolérés sous Moubarak, jurent qu'ils ne cherchent pas à prendre le pouvoir et qu'ils se contenteront d'un tiers des sièges au Parlement. Mais plusieurs autres leaders religieux s'apprêtent à faire leurs premiers pas en politique. Habituées à oeuvrer en secret à cause de la répression, des organisations religieuses sortent de l'ombre. La perte de leur statut de victimes pourrait les exposer davantage à la critique.




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