Dzhokhar Tsarnaev n'aura pas de nouveau procès

Dzhokhar Tsarnaev, tel qu'esquissé lors de son procès.... (Photo Jane Flavell Collins, AP)

Agrandir

Dzhokhar Tsarnaev, tel qu'esquissé lors de son procès.

Photo Jane Flavell Collins, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Attentats de Boston

International

Attentats de Boston

Le fil d'arrivée du 117e marathon de Boston s'est rapidement transformé, lundi après-midi, en une véritable scène d'horreur. Vers 14h50, deux bombes ont explosé à deux endroits différents rue Boylston. Trois personnes sont mortes, dont un garçon de 8 ans. Selon un bilan provisoire, au moins 170 personnes, coureurs et spectateurs, ont été blessées, dont certaines gravement. »

Denise Lavoie
Associated Press
Boston

Un juge fédéral a rejeté vendredi la requête de l'un des auteurs des attentats au marathon de Boston pour un nouveau procès et il lui a ordonné de verser aux victimes de l'attaque plus de 101 millions US.

L'ordonnance de dédommagement, rendue par le juge George O'Toole fils, est perçue comme largement symbolique puisque Dzhokhar Tsarnaev est détenu en prison fédérale et il ne pourra pas payer un tel montant.

Tsarnaev, âgé de 22 ans, a été reconnu coupable et condamné l'année dernière à la peine capitale relativement aux attentats de 2013. Deux bombes de type «cocotte-minute» avaient été placées près de la ligne d'arrivée du célèbre marathon.

Tsarnaev et son frère aîné Tamerlan ont tué trois personnes, en plus d'en blesser plus de 260 autres. Son frère, âgé de 26 ans à l'époque, était mort après un échange de coups de feu avec les policiers.

Le jeune homme a également été condamné en lien avec la mort d'un policier de l'Institut de technologie du Massachusetts, survenue quelques jours plus tard.

Lors des audiences sur la détermination de la peine, Tsarnaev avait admis que lui et son frère avaient perpétré l'attaque et il s'était excusé aux victimes.

Le juge, dans son ordonnance, a expliqué que lui et les cours d'appel fédérales avaient précédemment rejeté les arguments de ses avocats selon lesquels il ne subirait pas un procès juste à Boston puisque tant de gens connaissaient des victimes ou avaient des liens avec le marathon. La défense avait également évoqué la couverture médiatique intense et en continu sur les victimes et les anniversaires du drame.

«Il n'y a aucune raison de croire - et certainement aucune preuve spécifique - que cette couverture élargie aurait été différente dans sa forme et son intensité si le procès s'était déroulé ailleurs. Ce n'était pas un crime inconnu à l'extérieur de Boston», a-t-il soutenu.

Le juge a également refusé la requête de la défense qui remettait en question la constitutionnalité de la peine de mort au niveau fédéral. Les avocats de Tsarnaev avaient cité la dissidence de deux juges de la Cour suprême dans un arrêt, l'année dernière, qui laissaient entendre qu'il était «fort probable» que la peine de mort aille à l'encontre de la Constitution.

Or, le juge a indiqué que c'est l'opinion majoritaire des juges de la plus haute cour du pays qui comptait plutôt que la dissidence des juges Stephen Breyer et Ruth Bader Ginsburg.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer