France: l'extrême droite manifeste à part pour «les valeurs de la liberté»

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Marine Le Pen a été acclamée par un millier de personnes réunies à Beaucaire, ville du sud de 16 000 habitants dirigée depuis mars par un élu du Front national.

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Attentats à Paris

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

Agence France-Presse
BEAUCAIRE

Le parti d'extrême droite Front national, qui s'est jugé «interdit de séjour» à la marche parisienne contre le terrorisme, a manifesté dimanche dans une petite ville du sud de la France, au lendemain d'un refus tonitruant de son fondateur, Jean-Marie Le Pen, de se solidariser avec le mouvement «JeSuisCharlie».

Sa fille, Marine Le Pen, actuelle présidente du FN, dénonce depuis plusieurs jours une «exclusion» de son parti de la «marche républicaine» qui a rassemblé plus d'un million de manifestants à Paris en hommage aux 17 victimes des attentats de mercredi et vendredi, même si le président François Hollande avait déclaré que «tous les citoyens» étaient invités à défiler.

Dimanche, Mme Le Pen a été acclamée par un millier de personnes réunies à Beaucaire, ville du sud de 16 000 habitants dirigée depuis mars par un élu du Front national.

«Merci d'être là pour rappeler les valeurs de la liberté», a lancé la présidente du FN lors d'une brève intervention depuis le balcon de l'hôtel de ville sur lequel flottait une bannière «Je suis Charlie - Hommage aux victimes du terrorisme islamiste». «On est chez nous!», lui ont alors répondu ses supporteurs.

Des journalistes de l'AFP ont constaté quelques tensions à l'issue du rassemblement entre des membres de la communauté musulmane et les partisans de Mme Le Pen.

Des failles sont apparues au sein du mouvement autour de l'attitude à adopter concernant l'hommage aux caricaturistes de l'hebdomadaire Charlie Hebdo, dont le FN était l'une des cibles favorites, après l'attaque qui a fait 12 morts mercredi au siège de l'hebdomadaire.

«Moi, je suis désolé, je ne suis pas Charlie», a ainsi lancé Jean-Marie Le Pen dans une vidéo au sujet de ces «ennemis du FN». Se disant «touché» par la mort de «compatriotes» , il a néanmoins pourfendu «l'esprit anarcho-trotskyste» de Charlie Hebdo «parfaitement dissolvant de la moralité politique».

Comme un pavé dans la mare, M. Le Pen a choisi le moment où débutait la grande marche parisienne contre le terrorisme, pour annoncer sa candidature comme tête de liste du Front national aux élections régionales dans le sud de la France.

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