Attentats du 13 novembre à Paris: mandats d'arrêt contre deux membres de la cellule

Une femme se recueille devant la plaque en... (PHOTO JOEL SAGET, archives AFP)

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Une femme se recueille devant la plaque en mémoire des victimes du Bataclan décédées lors du concert du groupe de rock américain Eagles of Death Metal, le 13 novembre 2015 à Paris.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

Agence France-Presse
Paris

Les juges d'instruction français en charge de l'enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris ont délivré fin décembre deux nouveaux mandats d'arrêt, dont l'un visant Oussama Atar, considéré comme l'un des commanditaires des attentats depuis la Syrie, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

En comptant ces deux hommes, quatorze suspects sont désormais visés par la justice en France dans le dossier des attentats les plus meurtriers dans le pays ces dernières décennies (130 morts), perpétrés en 2015 par trois commandos venus de Belgique.

Les neuf djihadistes, passés par les rangs du groupe État islamique (EI) en Syrie et rentrés en Europe par la route des migrants, avaient trouvé la mort, tués dans les assauts des forces de la police ou par leur ceinture d'explosifs.

Proches des frères El Bakraoui, les kamikazes des attentats de Bruxelles du 22 mars (32 morts), Oussama Atar, belgo-marocain né le 4 mai 1984, est l'un des protagonistes faisant le lien entre les deux groupes qui ont frappé Paris puis la capitale belge.

Son rôle ressort notamment à travers le récit de deux hommes arrêtés en décembre 2015 dans un centre de réfugiés, Adel Haddadi et Muhammed Usman, tous deux écroués en France.

Devant les enquêteurs, ils avaient raconté qu'à Raqqa un donneur d'ordre, «Abou Ahmed» les avait missionnés pour participer à un attentat suicide et leur avait remis 3000 euros chacun. Lors d'une audition, Adel Haddadi avait identifié «Abou Ahmed» sur une photo correspondant à Oussama Atar, selon une source proche du dossier.

Le second mandat d'arrêt vise un autre acteur présumé de la cellule, Sofien Ayari, un Tunisien né le 9 août 1993, détenu en Belgique.

Il avait été arrêté le 18 mars à Molenbeek en même temps que Salah Abdeslam, dernier membre des commandos parisiens toujours en vie. L'ADN et les empreintes de Sofien Ayari avaient été retrouvés dans la plupart des planques utilisées par la cellule djihadiste pour préparer les attentats du 13 novembre, selon une source proche du dossier.

Recruté par l'EI lors de son séjour en Syrie, il était entré en Europe en profitant de la crise migratoire en compagnie de deux autres membres de la cellule, Osama Krayem et Ahmad Alkhald. Les trois hommes avaient été récupérés par Salah Abdeslam dans la nuit du 2 au 3 octobre 2015 à Ulm (Allemagne).




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