Le Bataclan rouvre ses portes avec Sting

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Sting est le premier à revenir sur la scène du Bataclan depuis l'attaque, survenue en plein concert du groupe de rock américain Eagles of Death Metal, et qui a fait 90 morts.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

Nicolas PRATVIEL, Aurélie MAYEMBO
Agence France-Presse
PARIS

Un an après les attentats du 13 novembre 2015, la salle de spectacle parisienne du Bataclan visée par les djihadistes est revenue à la vie samedi soir avec un concert de Sting en hommage aux victimes, à la veille de commémorations officielles.

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La présence d'une vedette internationale comme Sting traduit la volonté de « faire un maximum de bruit », selon Jérôme Langlet, patron de la branche Lagardère Live Entertainment, propriétaire de la salle.

PHOTO REUTERS/FOURNIE UNIVERSAL MUSIC

Le chanteur britannique est arrivé en début de soirée au Bataclan pour préparer ce spectacle d'une heure à guichet fermé qui a démarré vers 20 h GMT (15 h, HNE) par une minute de silence.

« Ce soir, nous avons deux tâches à concilier : d'abord se souvenir de ceux qui ont perdu la vie dans l'attaque, ensuite célébrer la vie, la musique dans ce lieu historique », où 90 spectateurs ont été tués il y a un an en plein concert, a-t-il auparavant déclaré en français.

« Cette salle, elle vivra ce soir, c'est dans notre esprit de sortir et de ne pas se laisser intimider », a confié à l'AFP une spectatrice, Marie-Jo Martin 50 ans, venue avec une amie. Pour Georges Salines, le président d'une association de victimes qui a perdu sa fille, Lola, la réouverture du Bataclan, « c'est presque une reconquête d'un espace par la musique, par la fête, contre les forces de mort ».

Lors des attaques à la kalachnikov et aux ceintures d'explosifs ayant visé le Stade de France près de Paris, le Bataclan, des terrasses de bars et restaurants proches, 130 personnes avaient été tuées dans les pires attentats commis en France.

Le carnage, revendiqué par l'organisation État islamique, a traumatisé le pays. État d'urgence, mesures sécuritaires inédites, crispations à l'égard de la communauté musulmane : la France, ciblée depuis par d'autres attaques djihadistes, s'est durcie.

Et le gouvernement rappelle que la menace perdure.

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L'accès au Bataclan était sécurisé par des barrières et les forces de l'ordre.

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Des policiers vérifiaient les sacs des spectateurs avant de les laisser entrer dans la salle.

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« Oui, le terrorisme nous frappera encore. Mais, oui, nous avons en nous toutes les ressources pour résister et toute la force pour vaincre. Nous, Européens, vaincrons le terrorisme islamiste », écrit le premier ministre Manuel Valls dans une tribune publiée samedi par plusieurs journaux européens.

Sting est le premier à revenir sur scène depuis l'attaque, survenue en plein concert du groupe de rock américain Eagles of Death Metal, et qui a fait 90 morts.

« C'est important que [la salle] redémarre, que ça reste un lieu de concerts après ce qui s'est passé. On a besoin de retrouver une vie normale », estime l'ancien leader de Police, 65 ans, dans un entretien publié samedi par le quotidien Le Parisien.

Les recettes seront reversées à deux associations de victimes.

La musique, avant le reste

Pour le codirecteur de cette salle mythique, il fallait absolument que la musique reprenne ses droits avant les commémorations de dimanche. « Démarrer l'ouverture du Bataclan avec d'abord des cérémonies et après de la musique, ça ne m'allait pas du tout », explique-t-il à l'AFP.

La présence d'une vedette internationale comme Sting traduit la volonté de « faire un maximum de bruit », selon Jérôme Langlet, patron de la branche Lagardère Live Entertainment, propriétaire de la salle. « La France et le monde entier vont voir que le Bataclan revit ».

Le concert, filmé, sera rediffusé dans la nuit de dimanche par plusieurs chaînes de télévision, dont TV5 Monde sur tous les continents.

Le Bataclan, emblématique d'une jeunesse festive, a été longtemps après l'attentat un lieu de recueillement pour des foules d'anonymes. Et de nombreux dirigeants, dont l'Américain Barack Obama, sont venus y rendre hommage aux victimes.

Samedi, une autre soirée spéciale en mémoire des attentats se déroulera à l'Institut du monde arabe à Paris pour une « nuit de la poésie » en présence de poètes, musiciens et comédiens.

Dimanche, le président François Hollande et la maire de Paris Anne Hidalgo, se rendront sur les six lieux touchés par les attentats : Stade de France, restaurant Carillon/Petit Cambodge, bars-restaurants Bonne bière, Comptoir Voltaire, Belle équipe, et salle du Bataclan.

Ils y dévoileront à chaque fois une plaque en hommage « aux vies fauchées en ces lieux », avec les prénoms et noms des victimes dont les familles ont donné leur accord. Ils ne devraient pas prononcer de discours.

Au Stade de France, les djihadistes avaient tué une première victime en déclenchant une ceinture explosive. Dans les cafés et restaurants ou sur leurs terrasses, 39 personnes avaient été tuées par des tirs. Les attentats ont aussi fait quelque 400 blessés.

Le parcours des autorités s'achèvera devant le Bataclan, où des survivants de l'attaque, dont des membres d'Eagles of Death Metal, devraient assister à la cérémonie.

Samedi, François Hollande a rencontré des victimes, des associations et des magistrats du parquet antiterroriste.

Deux membres des Eagles of Death Metal refoulés par la direction

Deux membres des Eagles of Death Metal, le groupe américain qui jouait au Bataclan lors de l'attentat du 13 novembre 2015, n'ont pas été autorisés à assister au concert de Sting pour la réouverture de la salle parisienne samedi en raison de propos polémiques, a indiqué à l'AFP le codirecteur.

«Ils sont venus, je les ai virés, il y a des choses qu'on ne pardonne pas», a déclaré Jules Frutos après le concert de Sting en hommage aux 90 personnes tuées. Le chanteur du groupe américain, Jesse Hughes, l'un des deux membres refoulés, avait estimé que l'attaque avait été préparée de l'intérieur de la salle et exprimé des soupçons à l'encontre des vigiles.

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