Un présumé complice de Salah Abdeslam pourra être transféré en France sous conditions

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Des policiers belges montent la garde devant la palais de justice de Bruxelles lors de la comparution de Hamza Attou.

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Attaques à Paris
Attaques à Paris

Notre dossier spécial sur les attentats du 13 novembre à Paris. »

Agence France-Presse
PARIS

Hamza Attou, suspecté d'avoir aidé Salah Abdeslam dans sa fuite après les attentats du 13 novembre à Paris, peut être transféré en France pour y être jugé, a indiqué jeudi l'agence de presse belge Belga.

Hamza Attou s'était opposé à son transfert, mais la chambre du conseil de Bruxelles a donné son feu vert, à la condition qu'il purge sa peine éventuelle en Belgique, selon Belga.

Ses avocats n'étaient pas disponibles dans l'immédiat pour confirmer cette décision à l'AFP.

Hamza Attou, 21 ans, avait ramené Salah Abdeslam à Bruxelles après les attentats de Paris le 13 novembre, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés. En France, il est pour l'heure uniquement soupçonné d'avoir aidé Salah Abdeslam, a précisé l'agence Belga.

Fin avril dernier, la justice française a émis un mandat d'arrêt européen à son encontre, ainsi qu'à celle de Mohamed Amri, Mohamed Bakkali et d'Ali Oulkadi, trois autres suspects dans le cadre de l'enquête sur les attentats qui ont été arrêtés, puis demandé leur remise à la France.

Hamza Attou et Mohammed Amri, 27 ans, avaient été appelés durant la nuit du 13 au 14 novembre 2015 par Salah Abdeslam, qui se trouvait à ce moment-là à Paris et leur a demandé de venir le chercher parce que sa voiture était en panne.

Les deux hommes se sont rendus à Paris puis ont ramené Abdeslam à Bruxelles.

Sur le chemin du retour, ils ont été contrôlés à trois reprises par la police française, mais n'ont pas été interpellés. Hamza Attou et Mohamed Amri ont finalement été arrêtés le 14 novembre à Molenbeek dans la banlieue de Bruxelles.

Les deux hommes ont été inculpés en Belgique pour participation aux activités d'un groupe terroriste et assassinats dans un cadre terroriste.

Selon les déclarations d'Attou, qui ont varié au fil de ses auditions, Salah Abdeslam lui aurait confié que sa ceinture d'explosifs n'avait pas fonctionné le soir du 13 novembre.

Ali Oulkadi, un Français de Molenbeek de 31 ans, avait lui véhiculé Abdeslam dans Bruxelles le lendemain des attentats. Il le connaissait, car il était «un des meilleurs amis» de son frère aîné Brahim, qui s'est fait exploser sur la terrasse d'un bar dans l'Est parisien le 13 novembre.

Quant à Mohamed Bakkali, 28 ans, il avait loué une BMW, repérée à proximité immédiate de trois logements à Schaerbeek (Bruxelles), Charleroi et Auvelais (sud) ayant servi à préparer les attentats. Il est soupçonné d'avoir loué deux de ces planques.

Salah Abdeslam, remis le 27 avril aux autorités françaises, le seul membre des commandos parisiens encore en vie, est incarcéré en France et a refusé de parler lors de son premier interrogatoire en France.

On ignore encore quand tombera la décision quant au transfert de Mohamed Amri, Mohamed Bakkali et Ali Oulkadi.

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