Danemark: entrée en vigueur de la loi de confiscation visant les migrants

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Des migrants et réfugiés attendent un train, dans une gare de Copenhague, le 30 novembre dernier.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis 2015 des centaines de milliers de personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» de l'EI à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
COPENHAGUE

La loi danoise controversée permettant à la police de saisir les biens de valeur des migrants entrant dans le pays est entrée en vigueur vendredi, le gouvernement édictant ses recommandations qui excluent notamment les alliances.

Tout objet ayant une valeur sentimentale est exclu du champ d'application de cette loi s'il est «lié à une histoire personnelle particulière qui fait qu'il ne peut pas être remplacé par un autre», a écrit le ministère de l'Immigration dans ses consignes aux forces de l'ordre.

Avant toute fouille, les policiers doivent demander aux arrivants de montrer tout l'argent liquide et les biens de valeurs qu'ils transportent. Puis ils peuvent fouiller les sacs ou valises.

«L'inspection peut être menée par palpation et toucher des vêtements et par fouille des poches», précise le ministère. La police peut faire déboutonner le haut d'une chemise ou retrousser des manches, mais n'a pas le droit d'ordonner de se déshabiller ou de pénétrer d'orifice du corps.

Le secrétaire général du syndicat de police Politiforbundet, Claus Oxfeldt, a dit ne pas pouvoir «imaginer qu'il y aura beaucoup de bijoux qui seront confisqués».

«Nous devons palper les gens comme quand nous procédons à une arrestation» et «nous assurer qu'ils ne portent pas d'arme», a-t-il déclaré à l'agence de presse Ritzau.

La loi, qui prévoit d'autres mesures de restriction comme un délai d'attente de trois ans avant toute demande de regroupement familial, avait été adoptée à une large majorité de parlementaires le 26 janvier.

Autorisant la saisie du liquide au-delà de 10 000 couronnes (2060 $) ou des objets valant plus que ce montant, elle a suscité de vives critiques à l'étranger, le Washington Post osant une comparaison avec les saisies de biens des juifs par l'Allemagne nazie.

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