Les femmes réfugiées cibles de harcèlement sexuel pendant leur exode

Une femme porte dans ses bras son enfant... (PHOTO DIMITAR DILKOFF, AFP)

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Une femme porte dans ses bras son enfant alors qu'à l'instar de plusieurs réfugiés et migrants elle marche dans la neige près du village serbe de Miratovac, à proximité de la frontière macédonienne, le 18 janvier.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis 2015 des centaines de milliers de personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» de l'EI à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
PARIS

Les femmes réfugiées «risquent agressions, exploitation et harcèlement sexuel lors de leur traversée de l'Europe», s'inquiète lundi Amnistie internationale, selon laquelle ces menaces pèsent «à toutes les étapes de leur trajet, y compris sur le territoire européen».

L'organisation, qui a recueilli en Allemagne et en Norvège les témoignages d'une quarantaine de réfugiées passées par la Turquie puis par la Grèce, fait état d'«agressions physiques» et d'«exploitation financière», ou de «pressions visant à les inciter à avoir des relations sexuelles avec des passeurs, des employés chargés de la sécurité ou d'autres réfugiés».

«Toutes ces femmes ont dit s'être senties menacées et en danger pendant leur périple», ajoute l'ONG, dans un communiqué.

Pour Tirana Hassan, responsable de la réponse aux crises au sein de l'ONG, ces femmes «ont tout risqué pour se mettre en sécurité avec leurs enfants» après avoir connu «l'horreur de la guerre en Irak et en Syrie». Mais «à compter du moment où leur trajet commence, elles sont de nouveau exposées à la violence et à l'exploitation, sans grand soutien ni protection».

Certaines des femmes interrogées se sont senties «particulièrement menacées dans les zones et camps de transit en Hongrie, en Croatie et en Grèce», tandis que d'autres ont assuré «avoir dû utiliser les mêmes salles de bains et douches que les hommes».

«Il faut en faire plus» pour que les femmes réfugiées «soient identifiées et que des processus et services spécifiques soient proposés, afin de protéger leurs droits fondamentaux et leur sécurité», a assuré Mme Hassan, en jugeant «honteux» que ces femmes «se trouvent encore en danger sur le sol européen».

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