La Papouasie-Nouvelle-Guinée fermera le camp australien de migrants de Manus

850 demandeurs d'asile sont actuellement détenus sur Manus.... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/REFUGEE ACTION COALITION)

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850 demandeurs d'asile sont actuellement détenus sur Manus.

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Agence France-Presse
SYDNEY

La Papouasie-Nouvelle-Guinée a annoncé mercredi la fermeture d'un camp de demandeurs d'asile géré par l'Australie sur l'île de Manus, ce qui pourrait remettre en question la politique d'immigration très restrictive menée par Canberra.

Cette décision survient au lendemain d'une décision de la Cour suprême papouasienne déclarant «illégal» et «anticonstitutionnel» le placement par l'Australie de demandeurs d'asile sur l'île de Manus.

L'Australie essuie les foudres d'organisations de défense des droits de l'homme, de même que de l'ONU, pour sa politique extrêmement dure vis-à-vis des demandeurs d'asile.

Sa marine repousse systématiquement les bateaux de clandestins. Ceux qui parviennent à gagner ses côtes malgré tout sont placés dans des camps de rétention hors de l'Australie, comme à Manus ou sur Nauru, minuscule île du Pacifique, le temps que leur demande d'asile soit examinée.

Même si leur demande d'asile est jugée légitime, Canberra ne les autorise pas à s'installer en Australie.

«En vertu de ce jugement, la Papouasie Nouvelle-Guinée va demander immédiatement au gouvernement australien de trouver des solutions alternatives pour les demandeurs d'asile actuellement détenus au Centre régional de traitement», nom officiel du camp, a déclaré le premier ministre de Papouasie Peter O'Neill dans un communiqué.

Avant que cette décision ne soit rendue publique, le ministre australien de l'Immigration Peter Dutton avait déclaré que la politique menée par son pays pour protéger ses frontières restait valide malgré le jugement de la Cour suprême.

Aucun des 850 hommes actuellement détenus sur Manus n'ira en Australie, avait-il dit. Ils devront rentrer chez eux ou aller dans un pays tiers.

D'après M. O'Neill, les demandeurs d'asile ne devraient pas rester longtemps sur Manus.

«Ceux dont le statut de réfugiés légitimes a été reconnu, nous les invitons à vivre en Papouasie-Nouvelle-Guinée, seulement s'ils veulent faire partie de notre société et y contribuer», a-t-il déclaré.

«Il est clair que plusieurs réfugiés ne veulent pas rester en Papouasie Nouvelle-Guinée et la décision leur appartient».

Des négociations auront lieu avec l'Australie pour décider d'un calendrier de fermeture du camp et gérer la relocalisation en Papouasie des réfugiés qui le souhaitent.

Canberra a passé des accords avec le Cambodge et la Paouasie pour y réinstaller les personnes ayant obtenu le statut de réfugié.

D'après les médias australiens, le gouvernement tente aussi de négocier des accords similaires avec la Malaisie, l'Indonésie et les Philippines.

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