Attentat de Bangkok: l'enquête progresse

La femme «s'appelle Wanna Suansan, âgée de 26... (PHOTO NICOLAS ASFOURI, AFP)

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La femme «s'appelle Wanna Suansan, âgée de 26 ans», a annoncé le porte-parole de la police Prawut Thavornsiri à la télévision.

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Apilaporn VECHAKIJ, Thanaporn PROMYAMYAI
Agence France-Presse
BANGKOK

Deux nouveaux suspects, une Thaïlandaise portant un hidjab et un homme non identifié, sont recherchés dans l'enquête sur l'attentat de Bangkok, a annoncé la police lundi, deux semaines après une attaque toujours non revendiquée pour laquelle Bangkok affirme n'exclure «aucun scénario».

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Le deuxième suspect: un homme brun avec une fine moustache.

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La femme est «Wanna Suansan, âgée de 26 ans», a annoncé le porte-parole de la police Prawut Thavornsiri à la télévision. Est alors apparue à l'écran la photo d'identité de la femme en hidjab noir, ainsi qu'un portrait-robot du deuxième suspect - un homme brun avec une fine moustache - qui vivait dans le même appartement, où des engins explosifs ont été découverts dimanche.

La famille de la jeune femme, vivant dans le sud de la Thaïlande, a été interrogée. Elle assure qu'elle habite en Turquie, a indiqué une source policière à l'AFP.

L'attentat avait fait 20 morts et plus de 120 blessés en plein Bangkok le 17 août.

Lors d'une conférence de presse, le porte-parole de la police a précisé ensuite que l'homme recherché était «étranger», mais sa nationalité n'a pas été précisée.

C'est la principale avancée des enquêteurs depuis l'arrestation samedi d'un étranger voyageant avec un passeport turc à l'authenticité douteuse, dont le rôle n'est pas encore établi. La police tente de savoir par des analyses ADN s'il est le poseur de la bombe ou s'il a participé à son élaboration, des traces de TNT ayant été découvertes sur lui.

«Ils faisaient partie du même groupe bougeant d'un point de chute à un autre», a précisé Prawut.

Le porte-parole de la junte, le colonel Winthai Suvaree, a affirmé lors de l'annonce télévisée révélant le visage des deux nouveaux suspects que «les autorités ne peuvent exclure aucun scénario».

C'est le dernier revirement des autorités, après une avalanche de déclarations contradictoires ayant suscité des interrogations sur le crédit de l'enquête concernant cet attentat sans précédent pour la Thaïlande.

Il faut «laisser les enquêteurs identifier avec certitude le motif derrière» cet attentat, a-t-il insisté.

Les scénarios les plus divers ont été avancés jusqu'ici : gang de trafiquants de faux passeports, terrorisme international, opposants à la junte militaire au pouvoir depuis le coup d'État de mai 2014, voire vengeance de la minorité musulmane turcophone ouïghoure, dont une centaine de membres ont été renvoyés en Chine par la Thaïlande en juillet, provoquant la colère en Turquie et le saccage du consulat de Thaïlande à Istanbul...

Deux nouveaux suspects, une Thaïlandaise... (PHOTO POLICE THAÏLANDAISE/REUTERS) - image 2.0

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Des pièces de bombes retrouvées chez les suspects

Lors du raid mené dimanche dans l'appartement de la Thaïlandaise recherchée, des matériaux explosifs servant à fabriquer des bombes ont été découverts.

«Nous avons trouvé des sacs d'engrais, des montres, des systèmes radios entre autres matériaux servant à fabriquer des bombes», dimanche dans un appartement, a annoncé lundi à l'AFP Prawut Thavornsiri. Des objets saisis dont des photos ont été montrées lundi à la télévision.

Le raid a eu lieu dans un immeuble du quartier de Minburi, dans la même banlieue nord-est à forte population musulmane où a été interpellé le suspect de samedi.

Pendant ce temps, l'interrogatoire de ce suspect se poursuivait. Selon la législation thaïlandaise, il peut rester sept jours en garde à vue en détention militaire. Aucune confirmation de son identité réelle n'a été fournie pour l'heure, le passeport turc avec lequel il voyageait était vraisemblablement un faux, selon les autorités thaïlandaises.

Les autorités se disent «sûres à 100 % de son implication» dans l'explosion visant un sanctuaire hindouiste très fréquenté par les touristes chinois, nombreux parmi les victimes.

Le suspect avait plus de 200 faux passeports lors de son arrestation, selon la police de Thaïlande, pays réputé pour être une plaque tournante en trafics divers, notamment de faux passeports.

Alors que la conduite de l'enquête est critiquée, le chef de la police nationale thaïlandaise a versé lundi une récompense de près de 75 000 euros (environ 111 000 $) aux policiers ayant permis l'arrestation du premier suspect.

«Il y a un million de bahts (plus de 37 000 $) de ma part et deux autres millions de la part d'hommes d'affaires qui sont mes amis et ne veulent pas être cités», a déclaré Somyot Poompanmoung.

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