Colombie: les FARC commencent à détruire leur arsenal

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Le conflit armé colombien a impliqué depuis plus d'un demi-siècle une trentaine de guérillas, des milices paramilitaires et l'armée, faisant au moins 260 000 morts, plus de 60 000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

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Agence France-Presse

Les FARC ont commencé à «détruire des matériaux explosifs» et attendent «les premières libérations de rebelles», au lendemain de l'entrée en vigueur en Colombie de l'accord de paix signé avec le gouvernement, a annoncé vendredi un chef de la guérilla.

«Nous sommes déjà à J+2 et les guérilleros, en plus d'avancer vers les points de pré-regroupement, ont commencé à détruire, de bonne foi, des matériaux explosifs et nous attendons les premières libérations de rebelles», a déclaré Ivan Marquez, chef de la délégation des FARC aux négociations de paix, lors de la conférence de presse de lancement de la commission de suivi et de vérification de l'accord.

Le gouvernement du président Juan Manuel Santos et la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont signé le 24 novembre un accord de paix renégocié, après le rejet par référendum le 2 octobre du texte d'origine qui avait été signé une semaine plus tôt.

Cet accord, révisé pour inclure des propositions de l'opposition, a été ratifié mercredi par le Congrès, mais c'est jeudi qui a été considéré comme le «Jour J» du début du calendrier d'application du pacte, et notamment du délai de 30 jours octroyé aux guérilleros des FARC pour se rassembler dans 27 zones du pays où ils déposeront progressivement leurs armes, sous supervision de l'ONU.

Ivan Marquez a ajouté que les rebelles voulaient «continuer la marche vers les zones et les points temporaires de normalisation, mais (que) la logistique n'est pas encore prête à les recevoir».

Le chef guérillero a en outre annoncé qu'avait été activée vendredi la «création du groupement politique qui (...) va générer les conditions de l'apparition d'un nouveau mouvement ou parti politique légal en lequel se reconvertiront les FARC à l'issue du processus de dépôt des armes», dans un délai maximum de six mois.

Ce groupement politique désignera trois porte-paroles des FARC au Sénat et trois autres à la Chambre des représentants. Ils participeront aux débats sur les textes d'application de l'accord de paix, mais sans droit de vote.

Sont également prévus dans l'accord une commission technique de sécurité et une unité de recherche des personnes disparues.

Le conflit armé colombien a impliqué depuis plus d'un demi-siècle une trentaine de guérillas, des milices paramilitaires et l'armée, faisant au moins 260 000 morts, plus de 60 000 disparus et 6,9 millions de déplacés.




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