Venezuela: l'opposant Manuel Rosales assigné à résidence

En 2007, Manuel Rosales avait coordonné la campagne pour... (photo Leslie Mazoch, archives AP)

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En 2007, Manuel Rosales avait coordonné la campagne pour le Non à un référendum constitutionnel qui prévoyait notamment de ne plus limiter le nombre de mandats présidentiels.

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Agence France-Presse
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La principale figure de l'opposition vénézuélienne Manuel Rosales, arrêté il y a près d'un an à son retour d'exil au Pérou, est sorti de prison, mais a été assigné à résidence, a annoncé la Cour suprême.

Manuel Rosales, candidat malheureux contre Hugo Chavez à la présidentielle de 2006, avait été arrêté le 15 octobre 2015 pour répondre à des accusations de corruption.

Le fondateur du parti de centre droit Un Nuevo Tiempo avait fui au Pérou en 2009 après avoir été la cible d'un mandat d'arrêt pour enrichissement illégal lorsqu'il était gouverneur du riche État pétrolier de Zulia (nord-est).

La Cour suprême a annoncé mercredi son assignation à résidence.

« Cette mesure moins coûteuse permettra la poursuite du processus judiciaire au cours duquel sa culpabilité présumée sera vérifiée », a déclaré la Cour.

M. Rosales nie les accusations qui le visent et soutient qu'il s'agit de poursuites motivées politiquement.

Considéré pendant des années comme le plus farouche adversaire d'Hugo Chavez (président de 1999 jusqu'à sa mort en 2013), Manuel Rosales l'a affronté lors de la présidentielle de 2006. Hugo Chavez avait alors été réélu avec 62,9 % des voix, contre 36,8 % à son rival.

En 2007, il avait coordonné la campagne pour le Non à un référendum constitutionnel qui prévoyait notamment de ne plus limiter le nombre de mandats présidentiels.

Le Non l'avait emporté d'une courte tête, écornant l'image d'invincibilité d'Hugo Chavez. Jusqu'à aujourd'hui, il s'agit de la seule défaite enregistrée par le pouvoir.

D'autres responsables de l'opposition tels que Leopoldo Lopez, Antonio Ledezma et Daniel Ceballos, sont toujours en prison.

L'opposition réclame comme préambule à une reprise de dialogue avant le gouvernement du président Nicolas Maduro la libération de tous les prisonniers politiques.

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