Étudiants disparus: des milliers de personnes défilent à Mexico

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Les étudiants ont disparu dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014 à Iguala, dans l'État de Guerrero, où ils étaient venus s'emparer d'autobus afin d'aller manifester dans la capitale.

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Agence France-Presse
Mexico

Aux cris de «Nous les voulons vivants», des milliers de personnes ont défilé lundi à Mexico à l'occasion du deuxième anniversaire de la disparition de 43 étudiants de l'école d'enseignants d'Ayotzinapa.

Brandissant des photos des jeunes disparus, les manifestants ont parcouru l'avenue Reforma, un des axes principaux de Mexico, jusqu'à la place historique du Zocalo, dans le centre-ville.

En tête de cortège se trouvaient les parents des victimes, ainsi que leurs proches et les avocats des familles.

«Cela fait deux ans de douleur et de souffrances», a déclaré Felipe de la Cruz, le porte-parole des familles.

«Nous allons renverser ce gouvernement pourri avec votre soutien», a-t-il ensuite lancé à la foule.

Les étudiants ont disparu dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014 à Iguala, dans l'État de Guerrero, où ils étaient venus s'emparer d'autobus afin d'aller manifester dans la capitale.

Selon les autorités judiciaires, les 43 étudiants auraient été attaqués par des policiers municipaux qui les auraient livrés au cartel des Guerreros Unidos. Ces narcotrafiquants les auraient confondus avec des membres d'un cartel rival et les auraient tués avant de les incinérer dans une décharge.

Mais des experts de la commission interaméricaine des droits de l'Homme ont contesté la version officielle des autorités, soulignant qu'une incinération d'une telle ampleur n'avait pu avoir lieu dans cette décharge.

«Ce maudit gouvernement nous a menés en bateau depuis deux ans, à coup de réunions (...), sans jamais rien résoudre», a dit à l'AFP Margarito Ramirez, père de Carlos, un des jeunes disparus.

Non loin de lui, une femme déguisée en militaire brandissait un drapeau mexicain faussement ensanglanté ainsi qu'une pancarte déclarant: «Les Mexicains n'ont pas à supporter deux années de plus de ces maudits assassins».

Depuis la Colombie, où il se trouvait pour assister à la signature des accords de paix avec la guérilla des Farc, le président mexicain Enrique Peña Nieto s'est engagé à étendre l'enquête pour «que les responsables soient identifiés», y compris s'il devait s'agir de membres des forces de l'ordre ou des «autorités municipales».

La disparition des 43 étudiants avait provoqué en 2014 un tollé international et déclenché de nombreuses manifestations parfois violentes contre le gouvernement d'Enrique Pena Nieto.

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