Le prix de la farine de maïs multiplié par 10 au Venezuela

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Les rayons des supermarchés vénézuéliens sont depuis plusieurs mois clairsemés.

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Agence France-Presse
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Le Venezuela, géant pétrolier qui s'enlise dans le chaos politique et économique, a décuplé le prix de la farine de maïs, un ingrédient de base dans ce pays d'Amérique latine, et multiplié par treize celui du poulet.

Durant 15 mois, le gouvernement socialiste du président Nicolas Maduro a maintenu le kilo de farine à 19 bolivars (environ 2,50 $ CAN). Depuis lundi, il a bondi à 190 bolivars, soit environ 25 dollars CAN au taux de change utilisé pour importer les produits de première nécessité (médicaments, aliments, etc.).

Au Venezuela, pays qui importe la quasi-totalité de ce qu'il consomme et déjà confronté à l'inflation la plus élevée du monde, le gouvernement contrôle le prix des aliments, comme la farine de maïs, un ingrédient communément utilisé pour la préparation des «arepas», des crêpes locales aussi incontournables que le pain dans d'autres pays.

Désormais dans les rayons des supermarchés, la farine se fait très rare. Depuis des mois, l'Association vénézuélienne des industriels de la farine de maïs demandait une réévaluation du prix de vente, estimant que celui-ci ne couvrait pas le coût de production.

La Surintendante des justes prix, l'organe du gouvernement responsable de ce secteur, a également annoncé cette semaine que le prix du kilo de poulet, gelé depuis février 2015, était multiplié par 13, passant de 65 à 850 bolivars (près de 112 $ CAN).

Lundi, le géant américain Coca-Cola avait annoncé la suspension d'une grande partie de sa production au Venezuela faute de sucre, devenant ainsi la dernière grande entreprise victime des pénuries de produits alimentaires dans ce pays après notamment Kraft Heinz.

Doté des premières réserves mondiales de pétrole, le Venezuela pâtit de la chute des cours du brut et est plongé dans une grave crise politique alors que l'opposition, majoritaire depuis décembre au Parlement, tente d'organiser un référendum pour destituer le président socialiste Nicolas Maduro, successeur du défunt Hugo Chavez.

Le PIB du Venezuela s'est contracté de 5,7 % en 2015 et devrait encore le faire de 8 % cette année, selon le FMI. L'inflation a atteint 180 % en 2015, selon la banque centrale, et le FMI prévoit 700 % en 2016.

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