Un bond des cas du syndrome de Guillain-Barré pourrait être lié au virus Zika

Une patiente souffrant du syndrome de Guillain-Barré se... (AFP, Marvin Recinos)

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Une patiente souffrant du syndrome de Guillain-Barré se rétablit dans le service de neurologie de l'hôpital national de Rosales National Hospital, à San Salvador

AFP, Marvin Recinos

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Associated Press
Bogota

La Colombie et le Venezuela constatent une augmentation des cas d'un syndrome rare et parfois paralysant pouvant être lié au virus Zika, qui fait des ravages en Amérique du Sud.

Le ministre adjoint de la Santé en Colombie, Fernando Ruiz, a affirmé que son pays avait enregistré 41 cas du syndrome de Guillain-Barré qui semble avoir un lien avec la contraction du virus Zika. Seulement 12 personnes étaient atteintes de ce syndrome il y a une semaine.

La Colombie dénombre 16 500 cas présumés du virus Zika, mais une infirme partie a été confirmée par des tests en laboratoire.

Le virus transmis par les moustiques se propage rapidement en Amérique du Sud depuis qu'il a été découvert il y a un an au Brésil. Les experts examinent actuellement l'hypothèse selon laquelle le Zika pourrait mener à une malformation à la naissance, la microcéphalie. Les bébés qui en sont atteints voient le jour avec des têtes anormalement petites. Les experts vérifient également si le virus peut être lié au syndrome de Guillain-Barré, qui peut paralyser temporairement certains patients.

La ministre de la Santé du Venezuela, Luisana Melo, a affirmé vendredi que le pays comptait 255 cas de Guillain-Barré, mais elle n'a pas précisé le nombre normal de cas. Selon l'ancien ministre de la Santé José Oletta, en temps normal, le pays recense 30 à 40 cas par mois. Le gouvernement vénézuélien estime à 4500 le nombre de personnes affectées par le Zika, mais selon M. Oletta, il pourrait y avoir jusqu'à 400 000 cas.

L'épidémie du virus a été constatée dans plusieurs pays d'Amérique du Sud, dont le Brésil, qui s'est engagé vendredi à « gagner cette guerre ». La présidente Dilma Rousseff a indiqué que le pays avait lancé une opération d'envergure pour éliminer les zones de reproduction des moustiques transmetteurs Aedes aegypti.

Elle a appelé toute la société à s'impliquer pour combattre le virus. « Le gouvernement, les églises, les équipes de football, les syndicats... tout le monde doit faire sa part pour éliminer les zones de reproduction », a-t-elle déclaré.

« Le moustique n'est pas plus fort que tout le pays », a ajouté son ministre de la Santé, Marcelo Castro.

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