Les États-Unis «profondément inquiets» des arrestations à Cuba

Environ 90 opposants cubains portant des masques à... (Photo AFP)

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Environ 90 opposants cubains portant des masques à l'effigie du président Obama, ont été brièvement interpellés dimanche pour avoir protesté contre la réouverture de la chancellerie américaine sur l'île communiste.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis ont condamné lundi les arrestations la veille à Cuba de quelque 90 opposants qui avaient manifesté avec des masques à l'effigie du président Barack Obama, à quelques jours de la visite historique à La Havane du secrétaire d'Etat John Kerry.

«Nous sommes profondément inquiets de l'arrestation d'activistes pacifiques», a dénoncé John Kirby, porte-parole du département d'État.

«Les États-Unis continueront de défendre les droits de rassemblement et d'association pacifiques ainsi que les libertés d'expression et de religion», a insisté M. Kirby, sans toutefois remettre en cause la visite prévue le 14 août de son ministre John Kerry pour officiellement rouvrir l'ambassade des États-Unis à La Havane.

Environ 90 opposants cubains portant des masques à l'effigie du président Obama, ont été brièvement interpellés dimanche pour avoir protesté contre la réouverture de la chancellerie américaine sur l'île communiste.

Les deux pays ont rétabli leurs relations diplomatiques le 20 juillet, après 54 ans d'interruption, et selon les termes d'un rapprochement historique amorcé depuis décembre dernier entre Washington et La Havane.

Mais des deux côtés du détroit de Floride, des opposants à cette détente entre les deux anciens ennemis de la Guerre froide accusent Washington d'avoir mis sous l'éteignoir ses exigences en matière de droits de l'homme et de libertés publiques.

«Nous allons continuer à exprimer notre soutien à l'amélioration de la situation des droits de l'homme et des réformes démocratiques à Cuba», a assuré le porte-parole de la diplomatie américaine.

John Kirby n'a pas dit si John Kerry rencontrerait ou non des dissidents cubains au cours de sa visite vendredi de quelques heures dans l'île, essentiellement destinée à lever le drapeau américain au fronton de l'ambassade des États-Unis.

Les manifestants arrêtés puis libérés au bout de quatre heures dimanche appartiennent au groupe des Dames en blanc, le plus connu de l'opposition cubaine. D'après sa dirigeante Berta Soler, le gouvernement communiste cubain a réprimé pour le 17e dimanche consécutif la marche des Dames en blanc. Lauréate en 2005 du Prix Sakharov du Parlement européen, cette organisation est devenue en 2010 la seule autorisée à se rassembler dans un périmètre défini chaque dimanche à La Havane.

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