Explosion de gaz meurtrière dans une maternité de Mexico, deux morts confirmés

Il y a «une personne morte, une femme»... (PHOTO DAVID DEOLARTE, AFP)

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Il y a «une personne morte, une femme» qui a été retrouvée sous les décombres, a déclaré le maire à la radio MVS, ajoutant que les blessés, qui ne sont touchés que légèrement, sont en train d'être transférés vers d'autres hôpitaux.

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Leticia PINEDA
Agence France-Presse
MEXICO

Une explosion de gaz dans une maternité de Mexico a provoqué la mort d'au moins deux personnes jeudi, un mineur et une femme, et fait 66 blessés selon le maire, alors que les recherches continuent dans les décombres de l'établissement à demi-détruit.

«En ce moment, nous ne comptons que deux morts confirmés, un mineur et une femme», a annoncé le maire Miguel Angel Mancera lors d'une conférence de presse. Une source à la mairie avait auparavant assuré que l'explosion de Cuajimalpa, au sud de la capitale mexicaine, avait fait sept morts, dont quatre bébés.

Parmi les 66 blessés, 22 sont dans un état grave, a précisé M. Mancera. Beaucoup d'entre eux ont été atteints par des éclats de verre au moment de l'explosion.

Environ 40% de la structure de l'hôpital mère-enfants malades de Cuajimalpa a été endommagée par l'explosion, survenue jeudi matin vers 7 h locales (8 h à Montréal), alors qu'un camion de gaz livrait l'établissement, probablement en raison d'une fuite dans la pompe du véhicule.

Le maire de Mexico a indiqué que trois opérateurs de la compagnie livrant le gaz à l'hôpital, dont deux ont été blessés, étaient retenus par la police. Il a précisé que cette compagnie, Gas Express Nieto, travaillait pour la municipalité de Mexico depuis 2007.

Dès les premières heures de la matinée le maire et des ministres du gouvernement fédéral se sont rendus sur les lieux.

Recherches dans les décombres 

Des équipes spécialisées et des pompiers étaient toujours sur place à 13 h locales (19 h GMT) car on craint qu'il y ait encore des personnes prisonnières des décombres.

Des proches angoissés sont venus s'enquérir des leurs, tandis que persiste une forte odeur de gaz dans les alentours.

«J'attends des nouvelles de ma nièce. Elle a accouché hier. Sous sommes désespérés, nous ne savons rien», explique à l'AFP Martha Castellanos.

Une anesthésiste qui, comme chaque jour, était arrivée à l'hôpital vers 8 h, est choquée de voir l'état des lieux.

«Jamais on n'aurait pu imaginer qu'arrive une chose pareille. Je suis consternée», confie-t-elle à l'AFP, ajoutant qu'une bonne partie de ses collègues étaient au travail au moment de l'explosion.

La zone des urgences pour les nouveaux-nés a été l'une des plus touchées et «est pratiquement détruite», selon Adrian Ruvalcava, chef de l'arrondissement de Cuajimalpa.

«Cela ressemble au tremblement de terre qu'il y avait eu il y a plusieurs années», a-t-il dit, évoquant le séisme qui avait détruit une bonne partie de Mexico en 1985.

Sur son compte Twitter, le président Enrique Peña Nieto a exprimé sa «tristesse et solidarité envers les blessés et proches de ceux qui ont perdu la vie ce matin à l'hôpital mère enfant de Cuajimalpa».

Le pape François a également évoqué le drame sur son compte Twitter. «Nous prions pour les victimes de l'explosion à l'hôpital de Cuajimalpa et pour leur famille, que le Seigneur leur accorde paix et force», a écrit le souverain pontife.

Plusieurs accidents dus au gaz ont eu lieu récemment au Mexique. En mai 2013, 25 personnes avaient trouvé la mort dans l'accident d'un camion-citerne dans l'État de Mexico (centre) et en janvier 2013 une explosion de gaz avait fait 37 morts au siège de la compagnie nationale pétrolière mexicaine Pemex.

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