Nicaragua: le Parlement adopte la réélection indéfinie du président

Ancien guérillero âgé de 68 ans, Daniel Ortega... (Photo ELMER MARTINEZ, AFP)

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Ancien guérillero âgé de 68 ans, Daniel Ortega a déjà été président de 1985 à 1990. Réélu fin 2006, puis en 2011, avec l'appui du Conseil constitutionnel local, il souhaite briguer un nouveau mandat à la présidentielle de 2016.

Photo ELMER MARTINEZ, AFP

Agence France-Presse
MANAGUA

Le Parlement du Nicaragua a adopté mardi en deuxième lecture un projet contesté d'amendement constitutionnel permettant notamment la réélection indéfinie du président, l'ancien guérillero Daniel Ortega.

Approuvé en première lecture en décembre, le texte général a été confirmé par 64 voix contre 25, a annoncé mardi le président du Parlement, René Nuñez, membre du Front sandiniste de libération nationale (FSLN, gauche) au pouvoir.

Les députés de l'opposition, qui ont voté contre, se sont retirés de l'hémicycle alors que les parlementaires de la majorité poursuivaient l'étude du texte article par article.

Le point le plus polémique de cette réforme de la Constitution est la suppression de l'article introduit en 1995 qui n'autorisait que deux mandats présidentiels, non consécutifs.

La réforme supprime également le seuil de 35% des voix à atteindre pour être élu président et le remplace par une majorité relative, éliminant au passage le second tour de l'élection présidentielle.

La réforme entrera en vigueur après sa promulgation par l'exécutif. Elle ouvre la voie à une nouvelle élection du président en exercice.

Ancien guérillero âgé de 68 ans, Daniel Ortega a déjà été président de 1985 à 1990. Réélu fin 2006, puis en 2011, avec l'appui du Conseil constitutionnel local, il souhaite briguer un nouveau mandat à la présidentielle de 2016.

La réforme autorise également la nomination de militaires et policiers au gouvernement, si le président le juge nécessaire pour raisons de sécurité nationale.

Le texte donne enfin au président la possibilité de légiférer par décret et de créer ou de modifier des impôts, prérogatives parlementaires jusqu'à présent.

L'opposition a affirmé que ces réformes «d'un autre temps» ne résoudraient pas les problèmes de santé, de logement ou de pauvreté qui affectent une majorité de la population de ce pays d'Amérique centrale, théâtre d'une longue dictature jusqu'en 1979 et la victoire de la guérilla sandiniste.




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