Nigeria: au moins 11 morts dans une fusillade dans une église

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Les attaques d'églises sont rares dans le sud du Nigeria, contrairement au nord où Boko Haram a maintes fois ciblé des églises et des mosquées.

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Agence France-Presse
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Au moins onze personnes ont été tuées dimanche dans une église du sud-est du Nigeria lorsqu'un ou plusieurs hommes armés ont ouvert le feu sur les fidèles, a-t-on appris de sources concordantes, la police estimant qu'une rivalité locale pourrait être la cause de l'incident.

«Pour le moment, nous avons douze personnes mortes qui reposent à la morgue et d'autres qui reçoivent des soins médicaux», a affirmé à l'AFP un responsable de l'hôpital universitaire Nnamdi Azikiwe, où les victimes ont été transférées.

Mais le chef de la police de l'État d'Anamba, Garba Umar, a indiqué par la suite que 11 personnes avaient été tuées et 18 autres blessées.

Il n'était pas clair dans l'immédiat si l'incident, qui s'est produit dans l'église catholique St Philippe d'Ozubulu, près d'Onitsha, était le fait d'un ou plusieurs hommes armés.

Garba Umar, a assuré que la fusillade n'était due qu'à un seul homme armé, et qu'il s'agissait d'une tentative d'assassinat manquée liée à une rivalité au sein de la communauté locale.

«D'après ce que nous savons, un homme armé vêtu de noir et la tête couverte d'une casquette est entré dans l'église durant l'office de 06h00 à l'église catholique St Philippe, s'est dirigé dans une direction précise et a ouvert le feu», selon le chef de la police.

Selon les informations de la police, l'homme «avait été engagé pour tuer une personne en particulier qui devait se trouver parmi les fidèles», a affirmé M. Umar.

L'homme armé a «tiré comme un fou, tuant et blessant plusieurs fidèles», a-t-il poursuivi, sans préciser le nombre des victimes.

Emeka Umeagbalasi, un militant local des droits de l'homme, a rapporté de son côté que des hommes armés avaient pour objectif d'assassiner le fils d'un chef communautaire local, mais qu'ils ne l'avaient pas trouvé à son domicile.

Selon M. Umeagbalasi, les assaillants se sont ensuite rendus à l'église «à sa recherche mais ne l'y ont pas trouvé, ce qui les a mis en colère et ils ont alors ouvert le feu sur les fidèles de manière indiscriminée». Selon cet activiste, le chef communautaire a été blessé par balles à l'église.

Plusieurs fidèles ont reçu des blessures par balles, a ajouté le responsable hospitalier, sans en préciser le nombre, ni la gravité des blessures.

Mais des témoins ont affirmé pour leur part que le nombre des victimes pourrait atteindre la vingtaine et que les assaillants étaient au moins cinq.

«J'étais sorti de l'église pour me détendre quand j'ai entendu des coups de feu et des cris et vu des gens entrer en courant dans l'église», a raconté un de ces témoins, Chukwuma Emeka.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a condamné cette attaque, la qualifiant d'«épouvantable crime contre l'humanité» et d'«indicible sacrilège».

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, est divisé en deux, entre un Sud majoritairement chrétien et un Nord essentiellement musulman.

Les attaques d'églises sont rares dans le sud du pays, contrairement au nord où le groupe djihadiste nigérian Boko Haram a maintes fois ciblé des églises et des mosquées.




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