Tunisie: une cellule recrutant des femmes pour les djihadistes démantelée

Des femmes regardent des chaussures dans un magasin... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/STRINGER)

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Des femmes regardent des chaussures dans un magasin de Raqqa, bastion du groupe armé État islamique, en septembre 2014. L'EI a fait de cette ville syrienne la «capitale politique» de son «califat autoproclamé».

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Agence France-Presse
TUNIS

Une «cellule extrémiste» spécialisée notamment dans le recrutement de femmes pour des organisations djihadistes, où elles étaient «mariées» à des «terroristes», a été démantelée en Tunisie, a indiqué lundi le ministère de l'Intérieur.

Quatre personnes ont été interpellées dans le cadre de cette opération menée dans la région de Bizerte (nord) par les forces de l'ordre, selon le communiqué du ministère.

Elles «recrutaient des jeunes, en particulier des filles, afin de les envoyer dans les zones de conflit en vue de les marier aux éléments terroristes là-bas», précise le texte.

Les autorités tunisiennes ont multiplié les arrestations depuis le nouvel attentat revendiqué par le groupe État islamique (EI) le 24 novembre, dans lequel 12 agents de la sécurité présidentielle ont été tués.

La Tunisie est l'un des pays qui comptent le plus de ressortissants - près de 6000 - dans les organisations djihadistes en Syrie, en Irak et en Libye voisine. Parmi eux figurent quelque 700 Tunisiennes, a récemment affirmé la ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfance, Samira Meraï.

«Nous avons constaté un développement du phénomène du terrorisme (...) auprès des enfants et des femmes», s'était-elle inquiétée lors d'un discours au Parlement, évoquant la nécessité de l'élaboration d'un plan de lutte.

Dès 2013, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Lotfi Ben Jeddou, s'était lui alarmé du recrutement de Tunisiennes pour assouvir en Syrie les besoins des combattants islamistes. «Elles ont des relations sexuelles avec 20, 30, 100» djihadistes, avait déclaré M. Ben Jeddou aux députés. «Après ces rapports qu'elles ont au nom du djihad al-nikah («la guerre sainte du sexe»), elles reviennent enceintes».

Ces propos avaient ensuite été minimisés par une source sécuritaire, qui avait évoqué auprès de l'AFP «au maximum une quinzaine de Tunisiennes allées en Syrie».

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