Nigeria: 21 morts dans un attentat anti-chiite signé Boko Haram

Kano est régulièrement le théâtre d'attentats meurtriers perpétrés... (PHOTO MUHAMMED GIGINYU, ARCHIVES AP)

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Kano est régulièrement le théâtre d'attentats meurtriers perpétrés par Boko Haram, comme ce fut le cas le 18 novembre alors qu'un kamikaze s'est fait explosé dans un marché de la ville tuant au moins 34 personnes.

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Agence France-Presse
KANO, Nigeria

Au moins 21 personnes sont mortes dans l'attentat-suicide qui a visé vendredi une procession chiite près de Kano, dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé les organisateurs.

«Nous avons perdu 21 personnes et plusieurs autres ont été blessées», a déclaré à la presse Muhammad Turi, un membre du Mouvement islamique du Nigeria qui organise cette marche symbolique pour marquer le 40e jour du deuil chiite de l'Achoura.

Lors d'un bilan préliminaire, les organisateurs avaient évoqué «des dizaines de morts». 

L'attaque a eu lieu vers 14 heures (8 h, heure de Montréal), «tuant des dizaines» de fidèles dans le village de Dakasoye, affirme sur son site internet le Mouvement islamique au Nigeria, dirigé par le Cheikh Ibrahim Zakzaky, qui organisait la procession.

«Il y avait une foule énorme, il est encore trop tôt pour établir un bilan précis des victimes», a précisé à l'AFP un des organisateurs de la procession dans le village de Dakasoye.

Plus tôt, explique le communiqué publié sur le site du Mouvement islamique au Nigeria, un premier kamikaze avait été arrêté et avait avoué qu'un second se trouvait dans la foule.

«Désormais, nous avons l'autre suspect sous bonne garde», a dit à l'AFP un organisateur sous couvert d'anonymat. Selon lui, le kamikaze s'est précipité dans la foule et a déclenché ses explosifs avant d'avoir pu être identifié, lorsqu'il a réalisé que son complice avait été arrêté.

«Il était habillé en noir, comme tout le monde. Son complice avait été arrêté auparavant et avait avoué qu'ils étaient envoyés par Boko Haram», a-t-il encore précisé.

«Ils faisaient partie des jeunes gens enlevés par Boko Haram dans la ville de Mubi (État de Borno) l'an passé et emmenés dans la forêt de Sambisa où on leur a imposé un entraînement militaire. Ils ont été envoyés à Kano il y a 11 jours et gardés dans une maison spécifiquement pour cette attaque», a détaillé l'organisateur.

Les fidèles participaient à une «marche symbolique» de Kano à Zaria, dans l'État voisin de Kaduna, où le Cheikh Zakzaky est basé, pour marquer le 40e jour du deuil chiite de l'Achoura. L'arrivée à Zaria, prévue le 3 décembre, était censée coïncider avec le rassemblement de pèlerins dans la ville irakienne de Kerbala où se trouve le tombeau de l'imam Hossein.

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