Nouvelles allégations d'agressions sexuelles visant des casques bleus

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L'ONU enquête déjà sur au moins 16 autres cas présumés d'inconduites sexuelles imputés à des Casques bleus ou des policiers en Centrafrique.

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Edith M. Lederer
Associated Press

L'ONU se penche sur de nouvelles allégations d'exploitation et d'agressions sexuelles visant des Casques bleus en République centrafricaine.

Selon un porte-parole des Nations unies, qui a requis l'anonymat, les victimes présumées cette fois-ci seraient trois filles d'âge mineur, et les allégations évoquent aussi deux cas de grossesse.

Dans un communiqué, l'état-major de la mission de l'ONU en Centrafrique a indiqué qu'elle avait appris le contenu de ces nouvelles allégations mercredi, et qu'une équipe serait déployée dès jeudi «pour recueillir des informations, sensibiliser les militaires sur place et prendre immédiatement des mesures disciplinaires et préventives».

L'ONU enquête déjà sur au moins 16 autres cas présumés d'inconduites sexuelles imputés à des Casques bleus ou des policiers dans ce pays où la mission de l'ONU est présente depuis un peu plus d'un an. Dans un geste sans précédent, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a exigé en août dernier la démission du commandant de la mission.

Dans son communiqué de mercredi, le nouveau commandant de la mission de maintien de la paix, Parfait Onanga-Anyanga, qualifie les faits allégués «d'absolument odieux» et il promet que «justice sera faite dans chacun de ces cas».

Par ailleurs, le communiqué ne précise pas l'âge des présumées victimes, le secteur où les agressions auraient eu lieu et l'origine des Casques bleus visés par les allégations.

La mission de l'ONU en Centrafrique dispose actuellement de plus de 9300 militaires et 1800 policiers, qui tentent de maintenir la paix dans ce pays déchiré par des affrontements meurtriers entre chrétiens et musulmans. Des centaines d'autres Casques bleus doivent arriver bientôt, juste avant la tenue, le mois prochain, d'élections législatives annoncées par le gouvernement de transition.

Ban Ki-moon a déjà admis que les agressions sexuelles commises par des Casques bleus constituait l'une de ses «plus grandes déceptions». Il a annoncé plus tôt cette année une série de réformes, notamment d'ordonner le retrait des Casques bleus d'un pays qui resterait les bras croisés devant des allégations visant ses militaires.

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