Nigeria: 241 femmes et enfants sauvés des mains de Boko Haram

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Des soldats nigérians inspectent un bâtiment qui a servi de quartier général au groupe islamiste Boko Haram, à Bama, fin mars.

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Agence France-Presse
LAGOS, Nigeria

L'armée nigériane a affirmé mercredi avoir sauvé 241 femmes et enfants au cours d'opérations contre les insurgés du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du pays.

Les femmes et les enfants ont été recueillis mardi alors que des soldats vidaient ce que l'armée a assuré être des «camps de terroristes» près de Banki dans l'État de Borno.

Selon Amnesty International, Boko Haram a enlevé au moins 2.000 femmes et filles au Nigeria depuis janvier 2014.

Quarante-trois personnes suspectées d'être des combattants de Boko Haram, dont un commandant régional, ont également été arrêtées dans les opérations de mardi, a annoncé le porte-parole de l'armée nigériane, Sani Usman.

«Le président (Muhammadu) Buhari garantit à tous les Nigérians que les jours de Boko Haram sont comptés», a tweeté le porte-parole du chef de l'État Garba Shehu.

M. Buhari doit se rendre jeudi à l'assemblée générale des Nations-Unies à New York, où il assistera aussi à un sommet anti-terroriste convoqué par le président américain Barack Obama.

La ville de Banki a été occupée par Boko Haram et utilisée comme base arrière pour mener des attaques transfrontalières vers le Cameroun.

Sani Usman a précisé à l'AFP qu'il n'était pas clair si toutes les personnes sauvées avaient été kidnappées par Boko Haram.

Des interrogatoires «sont en cours pour connaître leur statut exact. Certaines personnes étaient retenues contre leur gré, certaines étaient des membres de la famille» des insurgés, a-t-il précisé.

En mai, plusieurs centaines de femmes et enfants avaient été libérés de la forêt de Sambisa, fief du groupe islamiste armé, dans l'État de Borno, tandis que près de 180 personnes ont été libérées au sud de Maiduguri, la capitale de Borno.

Les affirmations de l'armée, qui font suite à une série de succès annoncés contre les islamistes, n'ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante.

L'armée nigériane a ainsi déclaré samedi avoir gagné du terrain dans sa contre-offensive contre Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, des affirmations que le dirigeant de l'organisation islamiste Abubakar Shekau a qualifiées de «mensonges».

Boko Haram, affilié à l'organisation État islamique, a multiplié ses attaques depuis l'investiture du M. Buhari en mai. Dimanche, une série d'explosions à Maiduguri et à Monguno a fait près de 140 morts.

Pour limiter les risques d'attaque, les autorités ont annoncé des mesures strictes de restriction des déplacement dans l'État de Borno pour la fête musulmane de l'Aïd, marquée par deux jours fériés jeudi et vendredi.

Environ 40 000 agents des forces de sécurité doivent être déployés dans tout le pays.

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