Kenya: cinq suspects de l'attaque de Garissa accusés

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Les cinq hommes ont nié les charges qui pèsent sur eux et ont affirmé avoir été torturés lors de leur détention.

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Agence France-Presse
NAIROBI

Cinq suspects dans l'attaque menée en avril par des islamistes shebab à Garissa (nord-est du Kenya), qui avait fait 148 morts, ont été mis en examen jeudi devant un tribunal de Nairobi pour «acte terroriste», a-t-on appris de source judiciaire.

«Le 2 avril 2015, à l'Université de Garissa (...), avec la complicité d'autres suspects décédés ou qui ne sont pas présents devant la cour aujourd'hui, vous avez conspiré pour commettre un acte terroriste qui a conduit à la mort de Faith Utanu Kilonzo», a déclaré le juge, lisant l'acte d'accusation et reprenant la formule pour chacune des 148 victimes.

Les suspects, Mohamed Ali Abikar, Hassan Edin Hassan, Sahal Diriye Hussein, Osman Abdi Dagane et Rashid Charles Mberesero (un Tanzanien), ont été renvoyés en détention jusqu'au 11 juin, date à laquelle la cour décidera s'ils seront relâchés sous caution, en attendant le procès qui aura lieu le 24 août.

Les cinq hommes ont nié les charges qui pèsent sur eux et ont affirmé avoir été torturés lors de leur détention.

Leur rôle présumé dans l'attaque n'est pas clairement connu, alors que les quatre principaux assaillants directement responsables du massacre avaient été abattus par les forces kényanes à l'issue d'une journée de siège.

Après l'attentat, les autorités avaient annoncé avoir mené cinq arrestations, y compris trois supposés «coordinateurs» capturés alors qu'ils tentaient de gagner la Somalie, et deux autres suspects arrêtés dans l'université.

Les deux hommes arrêtés sur le campus étaient un garde de sécurité, et un Tanzanien trouvé «caché dans le plafond» et en possession de grenades.

Le 2 avril, un commando de quatre personnes avait attaqué l'Université de Garissa, dans le nord-est du Kenya frontalier de la Somalie. Au total, 142 étudiants ont péri durant l'attaque, ainsi que trois policiers et trois militaires. Quatre membres présumés du commando ont été tués. L'attaque avait été revendiquée par les insurgés islamistes shebab somaliens.

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