Kenya: près de 75 morts dans des violences intercommunautaires

Des hommes armés de l'ethnie Turkana (ci-dessus) sont... (PHOTO GORAN TOMASEVIC, REUTERS)

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Des hommes armés de l'ethnie Turkana (ci-dessus) sont soupçonnés d'avoir lancé lundi une attaque contre un village de l'ethnie rivale des Pokot le long de la frontière entre les deux districts, une région qui est régulièrement le théâtre de violences entre ces deux communautés.

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Agence France-Presse
NAIROBI

Près de 75 personnes ont été tuées en quatre jours de violences intercommunautaires liées à des vols de bétail dans le nord du Kenya, a annoncé mercredi la Croix-Rouge.

«Durant les quatre derniers jours, près de 75 personnes sont mortes. Pourquoi de telles violences?», a déclaré le chef de la Croix-Rouge kényane, Abbas Gullet.

Le précédent bilan, donné par la presse kényane citant les autorités locales, faisait état de 46 morts.

«Au XXIe siècle, nous ne pouvons pas avoir des Kényans qui se massacrent entre eux - en particulier dans ces communautés d'éleveurs qui viennent d'un environnement très marginalisé», a dit M. Gullet.

Les violences ont éclaté dans les districts de Turkana et d'East Pokot, et des affrontements ont aussi été signalés dans les zones voisines de Marsabit, Samburu et Baringo.

Des hommes armés de l'ethnie Turkana sont soupçonnés d'avoir lancé lundi une attaque contre un village de l'ethnie rivale des Pokot le long de la frontière entre les deux districts, une région qui est régulièrement le théâtre de violences entre ces deux communautés.

«Il y a eu 54 personnes qui ont perdu la vie dans les communautés Pokot et Turkana», pour cette seule attaque. «C'est très triste», a indiqué le chef de la Croix-Rouge kényane, précisant que cinq femmes et quatre enfants comptent parmi ces morts.

Selon un responsable local, les violences ont éclaté après un raid de guerriers Pokot contre un village Turkana, au cours duquel une centaine de chèvres avaient été volées.

La Croix-Rouge vient actuellement en aide à environ 350 familles qui ont fui les dernières violences.

«Ces communautés, à travers leurs responsables, devraient faire preuve de bon sens et se réunir pour commencer à discuter» des problèmes liés au bétail, a insisté M. Gullet.

Les vols de bétail ou les querelles portant sur des sources d'eau ou des pâturages sont traditionnellement fréquents dans les zones pastorales du nord du Kenya.

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