Appeler les shebab «le groupe qui massacre les Somaliens»

Les shebab, à la tête d'une insurrection armée... (PHOTO FARAH ABDI WARSAMEH, ARCHIVES AP)

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Les shebab, à la tête d'une insurrection armée depuis 2007, ont juré la perte des autorités de Mogadiscio.

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Agence France-Presse
MOGADISCIO

Le gouvernement somalien a ordonné lundi aux journalistes de nommer dorénavant les insurgés islamistes shebab le «groupe qui massacre le peuple somalien» ou «UGUS», l'acronyme de cette appellation en langue somalie.

«Al-shebab signifie "les jeunes", et c'est un beau nom», a déclaré aux journalistes à Mogadiscio le chef des renseignements Abdirahman Mohamud Turyare, avant de poursuivre: «Nous ne pouvons permettre que ce beau nom soit sali, aussi l'ennemi que nous combattons s'appelle UGUS, l'acronyme du "Groupe qui massacre le peuple somalien"».

Ce nouveau nom «représente ce qu'ils font, ils massacrent la population. J'espère que tous les médias reprendront ce nom pour les désigner officiellement», a-t-il dit.

Le terme d'UGUS pour désigner les insurgés est déjà utilisé par les radios et télévisions gouvernementales depuis plusieurs semaines.

Aucune réaction des médias indépendants privés, pas plus que des shebab, n'était disponible dans l'immédiat.

La Somalie est en état de guerre civile, privée de réel pouvoir central, depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

Comme les précédents, l'actuel gouvernement, qui n'existe que grâce au soutien militaire et financier de la communauté internationale, est incapable d'étendre son autorité au-delà de la capitale et de sa périphérie.

Les shebab, à la tête d'une insurrection armée depuis 2007, ont juré la perte des autorités de Mogadiscio.

Les insurgés, alliés à Al-Qaïda, mais défaits sur le terrain militaire par la Force de l'Union africaine (AMISOM) qui épaule l'embryon d'armée somalienne, multiplient les attaques meurtrières et les actions de guérilla dans le pays, mais aussi au Kenya voisin.

En Somalie, ils s'attaquent aux responsables gouvernementaux, fonctionnaires, aux troupes de l'ASISOM, et aux employés des ONG ou de l'ONU.

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