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Centrafrique: les ex-présidents Bozizé et Djotodia s'engagent pour la réconciliation

Les ex-présidents Bozizé (à gauche) et Djotodia (à... (PHOTO SIMON MAINA, AFP)

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Les ex-présidents Bozizé (à gauche) et Djotodia (à droite) ont signé mardi une «déclaration inconditionnelle soutenant l'accord de Brazzaville et s'engageant à participer au Forum (de réconciliation) de Bangui», prévu fin avril, a expliqué le maître de cérémonie.

PHOTO SIMON MAINA, AFP

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Agence France-Presse
NAIROBI, Kenya

Les ex-présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia, longtemps accusés de saper la transition dans leur pays, ont signé mardi à Nairobi une déclaration dans laquelle ils s'engagent à rejoindre le processus de réconciliation, a constaté un journaliste de l'AFP.

Nairobi a accueilli depuis début décembre, dans une certaine discrétion, des pourparlers de paix entre les deux groupes armés rivaux en Centrafrique, les ex-rebelles majoritairement musulmans de la Séléka et les miliciens majoritairement chrétiens anti-Balaka, qui ont signé le 8 avril dans la capitale kényane un accord de cessation des hostilités et une «déclaration» à rejoindre le processus de réconciliation.

À deux tables séparées dans une salle de la présidence kényane, MM. Bozizé et Djotodia ont à leur tour signé mardi une «déclaration inconditionnelle soutenant l'accord de Brazzaville et s'engageant à participer au Forum (de réconciliation) de Bangui», prévu fin avril, a expliqué le maître de cérémonie.

Le texte signé mardi, pas plus que la «Déclaration de Nairobi» du 8 avril, n'a pas été rendu public et il était difficile d'en apprécier la portée.

L'accord de Brazzaville, arraché en juillet auprès de la Séléka et des anti-balaka, était censé garantir un cessez-le-feu et relancer une transition politique en panne. Mais le cessez-le-feu avait été immédiatement violé et les nouvelles autorités rapidement contestées.

À Nairobi, Antibalaka et ex-Séléka avaient initialement réclamé une amnistie générale et une refonte de la transition. Selon un médiateur, le texte adopté le 8 avril ne demande plus qu'une amnistie conforme aux «pratiques internationales» et des «discussions» sur les structures de la transition.

François Bozizé a confié à l'AFP que le texte signé mardi ne contenait aucun engagement de sa part ou de celle de M. Djotodia à ne pas se présenter à la prochaine présidentielle prévue en juillet ou août, en même temps que des législatives.

«On en a parlé (...), mais ça n'a pas abouti», a-t-il simplement indiqué. La communauté internationale est très hostile à ce que les deux ex-dirigeants, jugés responsables du chaos centrafricain, prennent part au scrutin.

La cérémonie de mardi s'est déroulée en présence du président kényan Uhuru Kenyatta, de son vice-président William Ruto, des médiateurs kényans, et d'envoyés du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur international pour la Centrafrique, et du président ougandais Yoweri Museveni, mais en l'absence notable de représentants des autorités de transition en place à Bangui.

Les deux ex-chefs de l'État, s'appelant «mon cher frère Djotodia» et «Bozizé, cher grand frère» dans leurs discours de remerciement, n'ont pas échangé un regard durant la signature, glaciale, mais se sont finalement serré la main, sans effusion, à la demande des médiateurs à la fin de la cérémonie.

«Je suis personnellement engagé au côté de mes frères et soeurs centrafricains pour aller vers une paix réelle, passant par la réconciliation et le forum inclusif de Bangui», a assuré M. Bozizé dans son discours. «C'est un départ, nous allons continuer dans ce sens», a-t-il ensuite expliqué à l'AFP, interrogé sur la portée du texte signé.

M. Djotodia a de son côté évoqué un «moment historique et décisif (...) pour trouver une solution à la crise centrafricaine». «Nous avons pris l'engagement ferme de ramener la paix en Centrafrique», a-t-il souligné.

La Centrafrique a plongé dans la violence depuis que la Séléka, conduite par M. Djotodia, a renversé en mars 2013 le président Bozizé.

L'ex-rébellion a été évincée du pouvoir en janvier 2014 après une intervention de l'armée française, consécutive à un cycle sanglant de violences et de représailles entre combattants de la Séléka et milices anti-balaka.

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