Kenya: panique mortelle sur un campus à la suite d'une explosion fortuite

L'attaque d'un commando islamiste contre l'université de Garissa... (PHOTO SIMON MAINA, AGENCE FRANCE PRESSE)

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L'attaque d'un commando islamiste contre l'université de Garissa a fait 148 morts, il y a une dizaine de jours. Sur cette photo, des femmes pleurent leurs proches.

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Agence France-Presse

Un étudiant est mort et quelque 150 ont été blessés dimanche sur un campus de Nairobi dans un mouvement de panique suscité par l'explosion d'un câble électrique qui a fait craindre une nouvelle attaque islamiste, a annoncé à l'AFP le vice-président de l'université de Nairobi.

«Un câble électrique a explosé à l'extérieur de la résidence universitaire, la résidence elle-même n'a pas été touchée, mais les étudiants ont cru qu'il y avait une attaque», dix jours après celle menée par un commando islamiste contre l'université de Garissa, qui a fait 148 morts, dont 142 étudiants, a déclaré le Pr Peter Mbithi.

Plusieurs étudiants se sont jetés dans le vide par la fenêtre de leur chambre, certains du 5e étage, et l'un a trouvé la mort, a-t-il expliqué. «Il y a aussi eu une bousculade», a-t-il ajouté, précisant qu'environ 150 étudiants avaient été blessés après avoir sauté par les fenêtres ou bien dans la bousculade.

«La plupart souffrent de blessures légères et ont pu quitter l'hôpital», a ajouté le Pr Mbithi, ajoutant que 20 étudiants restaient hospitalisés.

Selon le ministre de l'Éducation, Jacob Kaimenyi, l'explosion a eu lieu à 04H00, alors que les étudiants dormaient, sur le campus Kikuyu, situé à une vingtaine de km à l'ouest de la capitale et qui dépend de l'université de Nairobi (UoN).

Le 2 avril, un commando islamiste a attaqué à l'aube l'université de Garissa, dans l'est du Kenya, ouvrant le feu sur ceux qu'ils croisaient, avant de pénétrer dans les bâtiments de la résidence universitaire, surprenant les étudiants au réveil.

L'attaque a fait 148 morts, dont 142 étudiants, certains exécutés de sang-froid. Les islamistes somaliens shebab, qui ont multiplié les attaques meurtrières au Kenya depuis que l'armée kényane est entrée en Somalie en octobre 2011 pour les combattre, ont revendiqué l'attaque et menacé le Kenya d'une «longue et épouvantable guerre» et d'un «nouveau bain de sang».

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