Une ONG accuse des militaires de se livrer au commerce de minerais en RDC

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Des soldats des Forces armées de la RDC (FARDC) patrouillent dans la capitale, Kinshasa.

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Agence France-Presse
KINSHASA

L'ONG Global Witness a accusé vendredi des militaires de toujours se livrer au commerce illégal de minerais dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

«Les efforts visant à rompre les liens entre les mines et le conflit dans l'est de la RDC sont contrariés par la participation illégale de membres de l'armée congolaise au commerce minier», dénonce Global Witness dans un communiqué, avant l'ouverture lundi à Kinshasa d'une conférence internationale sur les «minerais de conflit».

De nombreux groupes armés locaux et étrangers se disputent les minerais précieux (cassitérite, or...) dont regorge l'est de la RDC, en proie à une instabilité chronique depuis deux décennies. Des militaires exploitent aussi les mines pour arrondir leur maigre solde.

Le Code minier de 2002, en cours de révision, interdit aux membres de l'armée de posséder de mines et/ou de se livrer au commerce ou au transport de minerais. Tandis que leur détention illégale est punie par un emprisonnement de deux mois et/ou d'une amende pouvant aller jusqu'à 20 000 dollars.

«Certains membres des Forces armées de la RDC (FARDC, armée congolaise) exploitent les ressources minérales, taxent les creuseurs et les négociants, et facilitent la contrebande de minéraux - parfois dans des véhicules officiels de l'armée», souligne l'ONG, spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles.

«Des soldats dans l'est du Congo peuvent gagner des milliers de dollars par semaine et par mine en les taxant indûment», précise-t-elle.

Lundi, plusieurs pays, la société civile et les entreprises du secteur minier se réuniront à Kinshasa pour le Forum sur les chaînes d'approvisionnement responsables en minerais, organisé par l'ONU, les gouvernements de la région des Grands Lacs et coopération et de développement économiques (OCDE).

«Les discussions risquent de n'aboutir à rien si les autorités gouvernementales et militaires congolaises ne s'accordent pas pour écarter et sanctionner les membres de l'armée nationale illégalement impliqués dans le commerce de minerais», avertit Global Witness.

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