Le Mali réclame une «force de réaction rapide» de l'ONU

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Neuf membres nigériens et un membre sénégalais de la MINUSMA ont été tués dans des embuscades depuis début octobre dans le nord du Mali.

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Agence France-Presse
NATIONS UNIES, New York

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a demandé mercredi à l'ONU d'envisager le déploiement d'une «force d'intervention rapide» dans le nord du Mali, à la suite d'une série d'attaques meurtrières contre la MINUSMA (Mission de l'ONU au Mali).

«Peut-être le Conseil devrait-il envisager la mise en place d'une Force d'intervention rapide capable de lutter efficacement contre les éléments terroristes?», s'est interrogé le ministre, qui s'adressait aux 15 pays membres du Conseil par vidéoconférence depuis Bamako.

Pour M. Diop, «au regard du retour en force des djihadistes dans le nord du Mali et de la multiplication des agressions contre la MINUSMA, le Conseil de sécurité se doit de prendre urgemment les mesures nécessaires afin que la MINUSMA soit dotée de moyens appropriés pour exécuter pleinement son mandat».

«Le Conseil, a-t-il expliqué, devrait pouvoir envisager, dans les meilleurs délais possible, la révision du mandat de la MINUSMA et le renforcement de ses capacités et de ses moyens pour lui permettre de faire face au regain de violence sur le terrain».

Neuf membres nigériens et un membre sénégalais de la MINUSMA ont été tués dans des embuscades depuis début octobre dans le nord du Mali.

M. Diop a aussi demandé au Conseil de faire pression sur les groupes armés qui participent aux négociations d'Alger afin de les inciter à «négocier de bonne foi» un accord et à «se démarquer des groupes terroristes (...) sous peine de sanctions».

Le Conseil doit «exiger la pleine coopération des groupes armés du nord du Mali dans la lutte contre le terrorisme», a-t-il ajouté.

M. Diop a aussi appelé ces groupes à «faire preuve de réalisme et à saisir la main tendue du gouvernement du Mali»

Le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU Hervé Ladsous a lui aussi rappelé à ces groupes leur engagement à coopérer avec la MINUSMA pour prévenir les attaques et attentats contre les Casques bleus.

S'exprimant lui aussi depuis Bamako par vidéoconférence, M. Ladsous a réaffirmé, comme il l'avait annoncé mardi, que l'ONU entendait renforcer les moyens de protection et d'action de la MINUSMA.

Avec la réduction des forces françaises déployées en janvier 2013 dans le nord du Mali pour en chasser les djihadistes et compte tenu de l'absence des forces maliennes «dans beaucoup d'endroits» de cette région, a-t-il expliqué, «la MINUSMA est en fait la principale présence internationale sur le terrain et une cible pour tous les fauteurs de troubles et djihadistes».

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