Nigeria: mener une «guerre totale» contre Boko Haram

Le président Jonathan avait promis en mai «une guerre... (PHOTO THOMAS MUKOYA, ARCHIVES REUTERS)

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Le président Jonathan avait promis en mai «une guerre totale contre le terrorisme» suite à l'enlèvement de plus de 200 écolières de leur établissement de Chibok, dans l'État de Borno (nord-est), dont on est toujours sans nouvelles.

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Agence France-Presse
ABUJA, Nigeria

Le Sénat nigérian va appeler le président Goodluck Jonathan à mener une «guerre totale» contre Boko Haram, au moment où la situation sécuritaire empire dans le nord-est du pays.

Le Sénat, qui a fait sa rentrée parlementaire mardi à Abuja, la capitale, après deux mois d'interruption, a déclaré avoir donné son accord pour qu'une délégation rencontre le président Jonathan et le presse de mener «une guerre totale» contre Boko Haram, «dans le nord-est et partout où ses membres pourraient se trouver au Nigeria».

Les insurgés islamistes ont «déclaré la guerre au Nigeria et nous devons leur faire la guerre et non plus les considérer comme un problème de sécurité intérieure», a déclaré le président du Sénat, David Mark, lui-même ancien soldat, aux sénateurs.

M. Jonathan avait promis en mai «une guerre totale contre le terrorisme» suite à l'enlèvement de plus de 200 écolières de leur établissement de Chibok, dans l'État de Borno (nord-est), dont on est toujours sans nouvelles.

Mais ce nouvel appel en faveur d'une action de plus grande ampleur, provenant d'un des plus proches alliés de M. Jonathan, montre à quel point l'armée nigériane s'est montrée incapable de stopper l'avancée des islamistes.

Boko Haram a en effet progressé de manière fulgurante ces dernières semaines, s'emparant de nombreuses localités des États de Yobe, Borno et Adamawa dans le nord-est, où ils ont multiplié les massacres et exactions contre les civils.

M. Mark s'est dit inquiet de la détérioration de la situation sécuritaire dans ces trois États, malgré la prolongation, en mai, de l'état d'urgence déjà en vigueur depuis mai 2013.

Le chef du groupe islamiste, Abubakar Shekau, a déclaré, dans une vidéo, qu'une des villes prises récemment par Boko Haram avait été intégrée à un califat «qui n'a (plus) rien à voir avec le Nigeria».

M. Jonathan avait demandé en juillet au Parlement d'approuver un emprunt d'un milliard de dollars à l'étranger afin d'améliorer l'équipement, l'entrainement, ainsi que les moyens logistiques des forces armées.

Le Sénat doit se prononcer sur cette question la semaine prochaine au plus tard.




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