Égypte: l'UE va superviser pour la première fois la présidentielle

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton,...

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La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, aux côtés du président égyptien par intérim      Adly Mansour.

Haitham EL-TABEI
Agence France-Presse

L'Union européenne va superviser l'élection présidentielle prévue en mai en Égypte, selon un accord de principe conclu jeudi à l'occasion de la visite au Caire de la chef de diplomatie de l'UE Catherine Ashton.

Ce sera la première fois que l'UE supervise une élection en Égypte.

Dans un communiqué commun publié à l'issue d'une rencontre entre Mme Ashton et le chef de la diplomatie égyptienne Nabil Fahmy, les deux parties affirment «qu'un accord a été conclu sur le déploiement d'une mission européenne pour superviser la prochaine élection présidentielle, à la demande du gouvernement égyptien».

Des accords en ce sens avec la haute commission électorale et le ministère des Affaires étrangères égyptiens seront bientôt signés, «de façon à permettre aux observateurs de l'UE de circuler à travers le pays sans entraves et de pouvoir être en contact avec toutes les parties concernées» par ce scrutin, a ajouté le communiqué.

Les deux parties ont en outre souligné qu'elles comptaient sur des «élections transparentes et crédibles».

L'élection présidentielle en Égypte aura lieu les 26 et 27 mai, près de onze mois après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée, dont l'ex-chef Abdel Fattah al-Sissi est donné grand favori pour le scrutin.

Les électeurs du plus peuplé des pays arabes sauront au plus tard le 5 juin s'ils doivent se rendre aux urnes pour un second tour (16 et 17 juin), a précisé la commission électorale, auquel cas, les résultats seront publiés le 26 juin au plus tard.

La présidentielle, qui doit être suivie d'un scrutin parlementaire, doit doter le pays d'un pouvoir élu après dix mois de gouvernement intérimaire et clore la «transition démocratique» promise par l'armée le 3 juillet.

Depuis cette date toutefois, les partisans de M. Morsi dénoncent un «coup d'État militaire» et manifestent régulièrement en dépit d'une sanglante répression qui a fait, selon Amnesty International, au moins 1400 morts.




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