Fabrique à bébés: 8 filles enceintes libérées au Nigeria

Une série d'«usines à bébés» ont été découvertes... (PHOTO SAMUEL JAMES, PhotosIn)

Agrandir

Une série d'«usines à bébés» ont été découvertes ces dernières années au Nigeria.

PHOTO SAMUEL JAMES, PhotosIn

Agence France-Presse

La police nigériane a libéré huit jeunes femmes enceintes vivant dans une maison près de Lagos utilisée comme maternité illégale, où elles se préparaient à vendre chacune leurs nouveau-nés pour 1300 euros.

Dans ce dernier épisode de ce qu'on appelle désormais «les fabriques à bébés», intervenu après un assaut de la police, les jeunes femmes attendaient leur accouchement pour pouvoir vendre leur enfant 300 000 nairas (1300 euros) chaque.

«Après avoir été avertis, nous avons mené une opération vendredi contre une "fabrique à bébés" dans le quartier d'Akute situé dans l'état d'Ogun. Dans la maison, nous avons trouvé huit filles enceintes et leur chef», a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police Abimbola Oyeyemi.

La plupart de ces femmes avaient moins de 20 ans, a-t-il ajouté.

Cette découverte est la dernière de la série des «fabriques à bébés», et la première du genre rendue publique dans le sud-ouest du Nigeria.

Samedi, le quotidien de Lagos The Guardian publiait en Une la photo des huit jeunes femmes avec leur ventre de future maman.

«Les filles ont avoué que chaque nouveau-né devait être vendu pour 300 000 naira,» a précisé le porte-parole de la police, ajoutant que les suspects seraient déférés devant la justice, après l'enquête en cours.

Cette nouvelle découverte porte à 125 le nombre de jeunes femmes secourues par la police dans les «fabriques à bébés» depuis 2011, la plupart de ces maternités illégales étant situées dans les états du sud-est du pays.

Cette région du Nigeria est confrontée au fléau du trafic d'êtres humains, avec la prolifération de ces maternités dont plusieurs ont été découvertes lors des deux dernières années.

Dans la plupart des cas, les futures mamans sont en fuite de leur maison par crainte d'être stigmatisées par leurs familles pour des grossesses conçues hors-mariage.

En contre-partie de la vente de leurs bébés, elles reçoivent une partie de l'argent versé.

En général, les acquéreurs sont des couples qui ne parviennent pas à avoir d'enfant, les bébés mâles étant vendus plus cher que les filles.

Le trafic d'êtres humains est répandu en Afrique, où les enfants sont utilisés pour travailler dans les fermes, l'industrie ou encore comme domestiques.

D'autres encore sont vendus à des fins de prostitution ou alors torturés ou sacrifiés dans des rituels de sorcellerie.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer