L'Afrique en 2063 selon la présidente de l'UA

En 2063, raconte Nkosazana Dlamini-Zuma, les langues des... (PHOTO TIKSA NEGERI, ARCHIVES REUTERS)

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En 2063, raconte Nkosazana Dlamini-Zuma, les langues des anciens colonisateurs ont disparu pour être remplacées par le Swahili - langue commune à plusieurs pays d'Afrique de l'Est -, désormais enseigné dans les principales universités du monde.

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Agence France-Presse
Addis Abeba, Éthiopie

TGV, langue unique, poids lourd diplomatique, exploration spatiale: dans un discours sous la forme d'un «courriel adressé du futur», la présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a livré jeudi sa vision utopique de l'Afrique dans 50 ans.

En 2063, raconte-t-elle, les langues des anciens colonisateurs ont disparu pour être remplacées par le Swahili - langue commune à plusieurs pays d'Afrique de l'Est -, désormais enseigné dans les principales universités du monde.

Les grandes villes d'Afrique - devenue en 2051 une confédération d'États - sont reliées par l'African Express Rail, un train à grande vitesse qui permet de visiter l'ensemble de l'Afrique en un mois. Le chemin de fer est bordé d'autoroutes, d'une tuyauterie transportant eau, gaz et pétrole et de câbles de transmission de données.

«Maîtrise, planification intégrée et exécution africaines, à leur meilleur niveau», poursuit Mme Dlamini-Zuma dans son courriel imaginaire, lu à l'occasion de l'ouverture du Sommet de l'UA à Addis Abeba, dominé par les conflits qui minent le continent, notamment au Soudan du Sud et en Centrafrique.

Mais, en 2063, «conflits, faim et malnutrition, maladies et pauvreté» ont été éradiqués, s'enthousiasme-t-elle.

La Confédération des États africains, vieille d'à peine 12 ans, est membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, imagine Mme Dlamini-Zuma, chef de l'organe exécutif d'une organisation souvent divisée et critiquée pour son manque d'influence.

En 2063, les bailleurs ont déserté l'Afrique qui se finance désormais via des partenariats public-privé impliquant des investisseurs des pays émergents tels que les BRIC (Brésil-Russie-Inde-Chine) et «nous avons éclairé l'Afrique, auparavant dans le noir, avec les énergies hydrologiques, solaires, éoliennes, géothermiques, en plus des carburants fossiles», décrit-elle.

Son agriculture a explosé, les ingénieurs africains étant parvenus à optimiser la puissance des cours d'eau du continent, une «révolution agraire» permise aussi grâce «à l'application intelligente de savoirs indigènes vieux de plusieurs siècles, conservés par les femmes africaines», dont le statut s'est «considérablement amélioré».

«La fillette - condamnée, il y a peu, à une vie dans la cuisine ou aux champs - a désormais les mêmes chances d'obtenir une éducation moderne et de posséder une ferme ou une entreprise agricole», s'émerveille Mme Dlamini-Zuma.

Mieux, l'Afrique a sa propre agence spatiale et les entreprises panafricaines, «à commencer par la Compagnie pharmaceutique panafricaine ne dominent pas seulement notre marché intérieur de plus de deux milliards de personnes, mais ont dépassé les multinationales du reste du monde sur leurs propres marchés», continue d'imaginer la présidente de la Commission.

Le continent est parsemé de «plateformes manufacturières régionales qui transforment nos minerais et ressources naturelles» et de plusieurs «Silicon Valley à Kigali, Alexandrie, Brazzaville, Maseru, Lagos et Mombasa» (côte kényane).

Enfin et surtout, Kinshasa a éclipsé Paris et Milan en tant que capitale de la mode et les amoureux du chocolat préfèrent désormais Accra à Bruxelles.




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