Le cinéma d'animation made in France

Entre les poids lourds américains et japonais, l'animation... (Photo archives La Presse)

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Entre les poids lourds américains et japonais, l'animation française a réussi au fil des ans à se frayer un petit chemin, se distinguant avec des films de qualité comme Kirikou.

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Saviez-vous que Jacques Prévert a scénarisé les films d'animation de Paul Grimault? Que Michel Ocelot s'est inspiré de sa jeunesse en Afrique pour créer Kirikou? Que les premières esquisses des Minions ont été dessinées en France ou que les décors de Persepolis ont été dessinés par les Français Zyk et Zaza?

Voici quelques bribes d'histoires racontées par Laurent Valière dans un livre magnifique consacré au dessin animé français.

Entre les poids lourds américains et japonais, l'animation française a réussi au fil des ans à se frayer un petit chemin, se distinguant avec des films de qualité comme Kirikou, Les triplettes de Belleville, Le chat du rabbin, Ernest et Célestine, Arthur et les Minimoys, Zarafa ou plus récemment Ma vie de Courgette.

Laurent Valière nous fait ici une chronologie assez exhaustive de cette production française, des premiers films d'animation d'Émile Reynaud en 1892 aux films de Paul Grimault, au début des années 50, qui fonde l'un des premiers studios d'animation en France, en passant par la création de studios français et par la production de films en images de synthèse.

L'un des moments clés de cet essor: le soutien public de cette industrie au début des années 80 et l'apparition des coproductions franco-japonaises.

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Entre les poids lourds américains et japonais, l'animation française a réussi au fil des ans à se frayer un petit chemin, se distinguant avec des films de qualité comme Kirikou.

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On apprend ainsi que le studio publicitaire français Diffusion Information Commerciale (DIC) a créé un modèle unique en produisant des séries pour le marché américain scénarisées en France et fabriquées au Japon. Ce sera le cas des Mystérieuses cités d'or, mais aussi d'Inspecteur Gadget, deux séries de Bernard Deyriès.

Un ouvrage fouillé

Ces récits sont entrecoupés d'entretiens avec des créateurs français. Par exemple avec Zyk et Zaza, qui ont dessiné les décors de séries comme PersepolisLe chat du rabbin ou Ernest et Célestine. Mais aussi avec Valérie Hadida, character designer d'Igor, Chasseurs de dragonsLes nouvelles aventures de Tintin, etc.

Laurent Valière zigzague habilement entre toutes ces sources de création française où bédé et dessin animé sont intrinsèquement liés. Un beau livre costaud, mais valeureux.

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Cinéma d'animation  - La French touch. Laurent Valière. Éditions de la Martinière. 256 pages.




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