Mostra: une 72e édition «très positive»

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Le directeur artistique Alberto Barbera sur le tapis rouge à la Mostra.

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Agence France-Presse
Venise

Pour son directeur artistique Alberto Barbera, la Mostra de Venise, qui se termine samedi avec la remise du Lion d'or, «est très positive» et montre que le «nouveau cinéma» est désormais passé de l'Asie à l'Amérique du Sud.

Q: Quel bilan tirez-vous de cette 72e édition du festival?

«Un bilan très positif. Tout le monde a souligné que cette sélection est la meilleure des trois dernières années. Au départ, j'étais un peu dubitatif, je pensais que 2015 serait une saison sans bons films, mais le fait est que nous en avons vu de très intéressants qui n'ont pas manqué d'être appréciés. En outre, je tiens à souligner que si pendant 15 ans, le sud-ouest asiatique, et la Chine notamment, a été le grand moteur, la locomotive du nouveau cinéma, je pense à présent, et j'en suis même convaincu, que l'innovation dans le cinéma arrive d'Amérique du Sud».

Q: Qu'en est-il de cette fameuse «guéguerre» entre tous les festivals de cinéma qui se font concurrence en septembre?

R: «J'estime qu'il y a moins de compétition, moins d'agressivité entre nous. Peut-être avons-nous tous compris que cela n'a pas de sens de se faire la guerre. Nous sommes tous là pour promouvoir de bons films et de bons cinéastes et je peux vous dire que cette année, nous n'avons eu aucun problème. Ainsi, la majeure partie des films présents à Venise l'ont également été à Telluride (4-7 septembre) et le seront à Toronto (10-20 septembre) et à Saint-Sébastien (18-26 septembre)».

Q: Quels sont les sujets qui reviennent cette année parmi les thèmes de prédilection des cinéastes?

R: «L'immigration, le terrorisme... Il semble que personne ne sache vraiment comment faire pour affronter ces thèmes, ni surtout comment faire pour les résoudre. Ni les gouvernements, ni les grands financiers, ni les banques... Et donc, le fait que le cinéma, les réalisateurs du monde entier se mettent à réfléchir sur ces problèmes réels, ces problèmes contemporains, qu'ils arrivent à rendre en images une réalité aussi complexe et aussi difficile à appréhender, signifie qu'ils ont un sens des responsabilités très fort. C'est leur manière à eux de fournir une aide aux spectateurs pour que ceux-ci réussissent à comprendre ces problèmes quand ils y sont confrontés».

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