Il y a 100 ans, Charlot...

C'est le 7 février 1914 qu'est apparu pour... (Photo: UPI)

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C'est le 7 février 1914 qu'est apparu pour la première fois le personnage de Charlot, inventé par Charlie Chaplin.

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On parle beaucoup, ces jours-ci, du 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale, qui aura lieu en juillet. Mais on oublie qu'un autre centenaire, beaucoup plus poétique, aura lieu cette semaine. Il a l'apparence d'un petit bonhomme à moustache, avec un chapeau melon et une canne.

C'est le 7 février 1914, en effet, qu'est apparu pour la première fois le personnage de Charlot, le vagabond inventé par Charlie Chaplin. Le film, intitulé Kid Auto Races at Venice, est en ligne sur YouTube. Faites-vous plaisir. C'est aussi drôle qu'au premier jour, et ça ne dure que six minutes.

On peut y voir Charlot déambulant parmi la foule, pendant une course de boîtes à savon. Voyant qu'une équipe de cinéma filme l'événement, il cherche par tous les moyens à être dans le champ de la caméra. Le réalisateur s'emporte et le botte hors du cadre. Une fois. Deux fois. Trois fois. Mais il revient à la charge, chapeau de travers, cigarette au bec. Baveux, arrogant, obstiné.

Produit par un Québécois d'origine (Mack Sennett, né à Danville!) et réalisé par Henry Lehrman, Kid Auto Races (en français, Charlot est content de lui) est le fruit d'une totale improvisation de la part de Chaplin. Le tournage n'aurait pas pris plus de 45 minutes. Et, bien sûr, le public n'était pas dans le coup. Indifférents au départ, les spectateurs finissent par s'amuser des pitreries de Charlot, sans savoir qu'ils assistent à la naissance d'un futur monstre du cinéma.

Ce n'était pas la première fois, cela dit, que l'acteur endossait son costume de vagabond.

En fait, Kid Auro Races est le deuxième film où apparaît Charlot. C'est Mabel's Strange Predicament, tourné un jour plus tôt, qui marque la véritable entrée en scène du personnage.

À la recherche d'un déguisement, Chaplin était ressorti du costumier avec sa fameuse canne, sa moustache et son chapeau melon, accessoires qui ne le quitteront plus par la suite, même si le personnage lui-même évoluera substantiellement sur le plan psychologique (moins baveux, plus chevaleresque). Mais pour des raisons de montage, Mabel's ne sortira pas sur les écrans avant le 9 février, deux jours après Kid Auto Races at Venice.

Peu importe. Avant la fin de l'année, «Charlot» Chaplin était déjà devenu une immense star, signant un mirobolant contrat de 1250$ par semaine avec la maison de productions Essanay. L'équivalent aujourd'hui de 28 232$ par semaine! Il n'y a pas de prix pour le génie. And the rest is history...

Pour en finir avec le «frette»

Tannés de l'hiver? De la neige? De la sloche? Des vortex polaires? Patience. Encore deux mois et on n'en parle plus. En attendant, voici notre sélection pour en finir avec la saison froide.

> Demain l'hiver, Robert Charlebois. Il s'en fout, il s'en va dans le Sud au soleil.

> Hazy Shade of Winter, Simon & Garfunkel.

> Winterlong, Neil Young. L'hiver de l'amour, vu par un gars de Winnipeg.

> Mon pays, Gilles Vigneault. «Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiveeeeer!» Classique avec un grand C.

> Lit vert, Plume Latraverse. «Y fait pas chaud/même si l'hiver est beau/J'aurais ben l'goût d'sacrer mon camp jusqu'au printemps.» Nous avec.

> - 40 °C, Malajube. Fait tellement frette qu'on hallucine...

> Salut, Bonhomme. Enregistrée en 1962, cette chanson pour le Carnaval aurait rapporté la bagatelle de 11,85$ à son interprète Guy Lepage.

> Blues d'hiver. Chanté par Serge Fiori sur un album jamais réédité (Neil Chotem au El Casino). Dépressifs s'abstenir.

> The Winter Song, Angel. Pour le texte, qui démarre en lion (Winter is here/and it's cold this time of year...) et les excellents costumes dans le clip.

> Dont Eat the Yellow Snow, Frank Zappa. On ne mange pas la neige jaune... Compris, les enfants?

> White Winter Hymnal, Fleet Foxes. Pur comme neige.

> Winter is Blue, Vashti Bunyan. Folk fantastique.

> The Winter is Cold, Wendy & Bonnie. Pépite pop des sixties.

Sans oublier...

> L'oeuvre complète de Hank Snow, Ice T et Johnny Winter. Jouer sur les mots, on ajouterait Edgar Froese (Tangerine Dream), Philip Glass (scusez-la) et n'importe quel groupe du mouvement coldwave...




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