The Killing of a Sacred Deer divise Cannes

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Colin Farrell et Nicole Kidman avant la projection de The Killing of a Sacred Deer, le 22 mai à Cannes.

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Agence France-Presse
CANNES

Des applaudissements et des huées : The Killing of a Sacred Deer, film cauchemardesque avec Nicole Kidman et Colin Farrell, a reçu lundi un accueil épidermique à Cannes, où il est en lice pour la Palme d'or.

Le nouveau film dérangeant du Grec Yorgos Lanthimos, deux ans après The Lobster, s'ouvre sur une opération à coeur ouvert. Le ton est posé.

Dans ce thriller horrifique, Steven, un brillant chirurgien interprété par Colin Farrell, prend sous son aile un adolescent perturbé, dont le père est mort des années plus tôt sur sa table d'opération.

La tension entre les deux personnages monte crescendo jusqu'au jour où l'adolescent, joué par l'inquiétant Barry Keoghan, annonce qu'il cherche à se venger du chirurgien : il va devoir choisir qui de ses proches va mourir, entre son épouse, interprétée par Nicole Kidman, et ses deux enfants.

C'est alors que le fils de Steven développe une forme de paralysie. Le processus est enclenché, il va falloir choisir.

Avec son sujet digne d'une tragédie grecque, sa musique stridente et entêtante comme dans certains Hitchcock et une mise en scène esthétisante, parfois gore, The Killing of a Sacred Deer ne peut laisser indifférent et a suscité des réactions très contrastées parmi les journalistes lundi.

« Trou d'air dans la compétition », a estimé Frédéric Strauss de Télérama sur Twitter, voyant « une version intello prétentieuse et quand même cheap de The Exorcist ».

« Un conte bizarre et inquiétant » a jugé Peter Bradshaw, le critique du Guardian, qui lui a décerné quatre étoiles sur 5 tandis qu'Olivier Delcroix du Figaro parle lui de « chef d'oeuvre » pour une « surprenante tragédie grecque dissimulée sous le vernis d'un film d'horreur à la Hitchcock ».

Ce qui ne divise pas en revanche est l'interprétation de Nicole Kidman et Colin Farrell.

L'actrice australienne de 49 ans, venue à Cannes défendre quatre projets - dont la série Top of the lake de Jane Campion - a justifié ses choix en conférence de presse.

« À ce stade de ma vie, j'essaie simplement de rester audacieuse et ouverte, et de soutenir des réalisateurs dans lesquels je crois », a-t-elle déclaré. « J'essaie toujours de jouer comme si j'avais 21 ans et que je débutais ma carrière ».

Sans prendre parti dans la polémique sur Netflix qui a agité Cannes, elle a tenu à rappeler son attachement aux salles obscures. « J'adore être plongée dans le noir à regarder un film et être transportée. C'est quelque chose que j'aime et que j'aimerais toujours », a-t-elle affirmé.




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