Goon: Jay Baruchel dirige ses amis

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Désormais réalisateur, Jay Baruchel donne ses consignes à Seann William Scott sur le plateau de tournage de Goon: Last of the Enforcers.

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(BARRIE, Ontario) Les années ont passé, les joueurs ont vieilli. Doug Glatt, interprété par Seann William Scott, a accroché ses patins, puis Xavier Laflamme, le personnage de Marc-André Grondin, «ne fait plus de la poudre en baisant des danseuses».

Mais un lock-out dans les ligues majeures mêle les cartes et ramène le vieux Doug sur la patinoire pour protéger son équipe, les Highlanders d'Halifax. Voilà le point de départ de Goon : Last of the Enforcers, le deuxième chapitre du film coécrit par Jay Baruchel, qui réalise pour l'occasion son premier long métrage.

C'est à Barrie, ville-dortoir au nord de Toronto, que l'équipe de tournage travaille d'arrache-pied sur le long métrage, dont la sortie est prévue quelque part en 2016. Au centre de la glace, rassemblés en cercle dans un froid polaire (le climatiseur fonctionne à plein régime pour préserver la qualité de la glace, chauffée par la canicule), les acteurs tournent en trois prises une scène dans laquelle les nouveaux joueurs de l'équipe sont présentés.

«C'est un cadeau de se retrouver ainsi avec une gang de chums. Déjà que c'est le fun d'être payé pour jouer au hockey, d'être sur la glace tous les jours, je suis pas mal chanceux», a expliqué Marc-André Grondin, enthousiaste, lorsque La Presse lui a parlé, entre deux prises.

Amateur de hockey - il joue chaque semaine dans une ligue de garage, lorsqu'il est à Montréal -, il apprécie tout de même le fait que des joueurs semi-professionnels aient été embauchés pour les rôles muets du film.

«On a de bons joueurs, qui sont super cools avec nous. Je me sens vieux à côté d'eux, mais débutant en même temps. Il y a des techniques que je ne connaissais pas du tout, et ils sont souvent trop gentils avec moi. Je fais un lancer boboche et ils me disent: "Hey, nice shot!" Ils essaient d'être fins, mais ils sont juste condescendants tout le temps», dit-il en riant.

Baruchel, un réalisateur né

S'il réalise ici son premier film, Jay Baruchel nage comme un poisson dans l'eau, aux dires de ses collègues et amis.

«Il sait exactement ce qu'il veut, et quand il propose quelque chose, son idée est toujours meilleure que la précédente. Ça améliore l'histoire», explique l'acteur américain Seann William Scott, connu du grand public pour son rôle de Steve Stifler dans la série de films American Pie.

Marc-André Grondin, qui est ami de Baruchel dans la vie, abonde dans le même sens. 

«Avec Jay, c'est d'une facilité incroyable. Lors de la première journée de tournage, je n'avais pas grand-chose à faire, donc j'ai pris mon temps pour l'observer. Il a l'enthousiasme que j'imagine [Quentin Tarantino] avoir. En soirée, je suis allé le voir et je lui ai dit: "Écoute, je me retiens pour ne pas appeler ta mère. T'es écoeurant, c'est magnifique"», dit-il.

Jay Baruchel, l'enfant prodige de Notre-Dame-de-Grâce (son ancien quartier qu'il chérit toujours, même s'il a déménagé à Toronto), a entrepris sa carrière internationale dans des films américains comme Knocked Up, How to Train Your Dragon, Million Dollar Baby et This is the End, entre autres. Aujourd'hui de l'autre côté de la caméra, il dit avoir enfin trouvé son siège.

«Je préfère être réalisateur. Je suis bien plus à l'aise de l'autre côté de la caméra. Je ne suis pas tellement à l'aise avec beaucoup de monde, et être comédien, je fais ça "entre guillemets". Maintenant, je peux m'habiller comme je veux, you know! C'est bien plus plaisant», explique celui qui se dit inspiré par des réalisateurs tels que Alfred Hitchcock, Michael Mann et David Cronenberg.

Goon : Last of the Enforcers (dont le titre en version française n'est toujours pas connu) prendra l'affiche en 2016.

Les frais de voyage ont été payés par Les Films Séville.

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